Un moment de grâce avec Véronique Ovaldé

veronique-ovalde-liseuses-de-bordeauxPour sa 10ème édition, le festival Lire en Poche a mis en place une nouvelle formule : un petit déjeuner à partager entre un auteur et dix lecteurs. L’équipe de Lire en Poche nous a offert l’opportunité d’encadrer ces petits déjeuners littéraires. Moment intense pour chacun, auteur, lecteurs et animatrice. Véronique Ovaldé est arrivée toute souriante et dynamique et s’est assise avec nous comme on rejoint une bande d’amis à une terrasse de café !

Elle se livre sur son enfance, bonne élève en Seine Saint-Denis dans un « lycée sans nom ». Fille de banlieue parisienne, elle réussit à entrer à l’Ecole Estienne et prépare un BTS Edition pour être indépendante financièrement très vite. Elle apprend le livre de A à Z, sa fabrication, une vie professionnelle difficile qui commence pour elle très jeune dans le monde masculin des imprimeurs.

Depuis toute petite, Véronique Ovaldé veut devenir écrivain. Lorsqu’elle le devient, elle conserve son métier : « ça me rassure d’avoir un travail, comme ça je ne me dis pas qu’il faut absolument que je publie un bouquin pour l’année prochaine ».

Aujourd’hui éditrice au Seuil pour Points, elle s’occupe de trois collections : poésie, romans noirs et la collection Signatures. Nous lui posons beaucoup de questions sur ses deux activités d’éditeur et d’écrivain. Elle nous parle de la pression que subissent les auteurs au moment de la rentrée littéraire : « les éditeurs veulent être présents, c’est une question d’occupation de territoire ». Véronique Ovaldé nous confie que la relation au public en tant qu’auteur est complexe car il y a une attente : « le rapport au lecteur est agréable, ce qui est difficile ce sont les médias. Si vous avez choisi d’être écrivain, c’est aussi parce que vous aimez la solitude, on passe des milliers d’heures seul pour pouvoir écrire un livre ».

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Nous parlons peu de ses livres. « Au bout d’un moment c’est parasitaire de parler de ses propres livres. Les questions qui commencent par Pourquoi sont flippantes. On ne sait pas nécessairement pourquoi on a écrit ça plutôt qu’autre chose ». La discussion se fait à bâtons rompus et la conversation rebondit d’un intérêt à un autre. Parfois un lien est fait avec l’un de ses livres, mais les choses avancent de façon informelle et agréable. Nous apprenons que Véronique Ovaldé n’est pas allée en Amérique Latine avant d’écrire Ce que je sais de Véra Candida. Elle aime écrire surtout l’été très tôt, lorsque le soleil s’est juste levé. La musique peut l’accompagner si elle écrit en journée. De La Grâce des brigands, son dernier roman, elle ne savait pas, en commençant l’écriture, quelle en serait la fin. Elle voulait surtout faire la trajectoire de vie d’un personnage qui part de son « bled » pour devenir écrivain célèbre en Californie.

Chacun écoute, parle, pose une question et la magie opère : celle des belles rencontres et pas seulement avec l’auteur. Chacun repart riche de ce moment, le sourire aux lèvres, vers d’autres horizons.

Isa G., 16/10/2014

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