M. Kennedy… Douglas

Douglas Kennedy

Douglas Kennedy à Lire en Poche 2014

Le deuxième petit-déjeuner littéraire organisé par le festival Lire en Poche 2014 mettait à l’honneur l’auteur américain Douglas Kennedy. Un moment unique partagé avec dix lecteurs et animé par une des Liseuses. Retour sur ce moment fort du festival à la manière d’une lettre à l’auteur.

M. Kennedy… Douglas,

Vous charmez ces dames, et vous le savez. Par votre écriture qui leur parle, mais aussi par cette voix traînante, ce léger accent glamour. Ce petit déjeuner m’a donné l’occasion de découvrir l’effet incroyable que vous aviez sur vos admiratrices : votre présence autour de cette table a illuminé leur regard. Mais votre lectorat n’est pas que féminin, un homme était présent.

Nous commençons cet échange autour de votre prochain roman dont la sortie est prévue en mai 2015. Différent des autres, puisqu’il s’agit d’une grande aventure, l’action se déroule au Maroc et dans le Sahara. Douglas Kennedy serait-il en train de changer ? « Tout le monde rêve de changer ». Pour vous, chaque roman est différent même s’il y a des thèmes constants. Vos derniers romans Cinq jours (l’histoire d’une brève rencontre) ainsi que Murmurer à l’oreille des femmes (des nouvelles qui abordent les problèmes de couple) ont une construction tout à fait différente des précédents livres. Vous cherchez à intégrer des aspects philosophiques. « Au sujet de la vie, j’ai beaucoup de questions et pas de réponses ! » Et la principale question est « Qu’est-ce qu’on veut exactement ? » Vous considérez qu’en dehors des choses empiriques de la vie, tout est une question d’interprétation. Relatant l’exemple de votre divorce, vous dites que chacun a sa version de la vérité, et personne n’a raison. Il y a deux histoires différentes, et « On retrouve ça dans mes romans. D’ailleurs après ce petit déjeuner chacun va repartir chez soi, avec une version différente de la façon dont cela s’est passé ! »

Vous nous dites que ce sont des rencontres, des regards ou des bouts de conversations entendues qui ont été à l’origine de la plupart de vos narrations. Les voyages également sont une source d’inspiration : vous avez voyagé dans 58 pays. Piège nuptial, premier roman qui vous a fait connaître du grand public et s’intitulait lors de sa sortie en France en 1998 Cul-de-sac, est un récit de voyage en Australie. Après une rencontre dans un bar avec une femme imposante, et un départ à l’aube, cette histoire incroyable est née. Mais tout le reste a été inventé, le village, les personnages. Vous utilisez des éléments de votre propre vie : Cinq jours vous a été inspiré par un contrôle de santé et un scanner, vous êtes intrigué par cette femme qui détient la vérité sur votre état de santé. Beaucoup de vos romans sont écrits au féminin, je m’interroge donc : comment vous-faites pour vous mettre dans la peau d’une femme ? « Je ne pense pas comme une femme, mais je pense comme ma narratrice ». Lorsque l’on vous demande si votre enfance a eu un impact sur votre écriture, vous répondez que vous avez grandi au milieu d’un mariage raté « C’est sûrement pour cela que j’écris beaucoup sur ce sujet ».

Voila, M. Kennedy, mon interprétation de cette heure passée en votre compagnie. Je ne sais pas si elle correspond à la vérité, mais c’est au moins celle que j’ai perçue et que je retiendrai.

Isa G.

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