Derniers feux sur Sunset

Avec Derniers feux sur Sunset, Stewart O’Nan offre à ses lecteurs une belle biographie romancée des dernières années de la vie de Francis Scott Fitzgerald.

L’auteur de Gatsby le magnifique est au crépuscule de sa vie, criblé de dettes et alcoolique. En 1937, il part s’installer à Hollywood avec l’espoir que sa notoriété d’écrivain lui permette de participer à quelques scenarii et d’avoir ainsi son nom au générique d’un film. Il quitte donc l’est des Etats-Unis, laissant Zelda en proie à la folie, internée dans un hôpital psychiatrique, et leur fille Scottie en pension. Mais les studios hollywoodiens ne font pas grand cas de Fitzgerald, à qui ils confient l’écriture de scénarii de films faciles et sans envergure, pour les lui retirer presque aussitôt et les confier à d’autres scénaristes. Il est traité comme un écrivaillon interchangeable, ce qui renforce son sentiment que ses faits d’écriture sont derrière lui. Lire la suite

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Chère Virginie Grimaldi

                       
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C’est du fin fond de l’île de Crès en Croatie que je t’écris.
J’ai voulu me mettre dans la peau de ton personnage principal. Je suis donc partie avec ton livre Il est grand temps de rallumer les étoiles, dans un roadtrip pour retrouver ma fille (je blague…enfin, si peu !).
Je me suis dit que ça ne devait pas être facile le boulot d’écrivain quand on est comme toi, la star montante du roman feel good. Ne pas décevoir le public, leur donner encore du bonheur tout en se faisant plaisir.
Alors voilà, je l’ai lu et comme les précédents : j’ai été accrochée. On ne tombe pas dans le pathos et en plus on voyage gratos. Tu vas faire exploser la fréquentation touristique dans les pays nordiques !

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Le fer et le feu de Brian Van Reet

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La tragédie du 11 septembre a poussé de nombreux jeunes Américains à s’engager dans l’armée, traumatisés par ce que venait de vivre leur pays, ressentant l’urgence d’agir pour défendre les Etats-Unis et l’Occident.
Parmi eux figurait Brian Van Reet, 20 ans, originaire de Houston. Il s’engage en novembre 2001 et part se battre en Irak. Il y restera quatre ans.

« Je n’avais jamais vraiment songé à rejoindre l’armée en temps de paix, mais j’ai été assez fou pour le faire quand la guerre a éclaté. Ce n’était pas tant pour venger les attentats que par inconscience. C’était une sorte d’acte autodestructeur, je voulais voir le côté sombre de la nature humaine, sentir la mort de près. Je viens d’une famille de militaires : mes deux grands-parents paternels étaient dans l’armée. »

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Les loyautés de Delphine de Vigan

Hélène Destrée est inquiète. A sa manière de se fondre dans le décor, de se soustraire au regard, Théo cache quelque chose. Elle connaît ces signes, toute son enfance remonte à la surface. Les coups, la soumission, les jeux perfides de son père reviennent la titiller, telle la pointe d’un couteau. Hélène est la référente de la classe des 5ème B. Mais plus pour longtemps. Son passé la dépasse… Lire la suite

Inventaire d’inventions (inventées)

Inventaire d’inventions (inventées) est le dernier ouvrage d’Eduardo Berti. C’est un objet littéraire original et teinté d’absurde. C’est un livre fait de livres, une véritable bibliothèque d’inventions littéraires qui encourage le lecteur à l’exploration.

Inventaire d’inventions (inventées) prend comme point de départ une centaine d’inventions qui sont le pur produit de l’imagination d’écrivains et n’existent que dans la fiction : le pianocktail de Boris Vian, la Kallocaïne de l’écrivain et pacifiste suédoise Karin Boye, le superficine du Russe Sigismund Kryzanowski, le myopicide de Raymond Queneau … qu’Eduardo Berti retravaille pour les insérer dans des courts récits. Il y a donc des textes qui parlent de vrais livres et de vrais auteurs et d’autres qui parlent de faux livres et de faux auteurs. Certains textes sont réécrits, d’autres insérés tels quels… Eduardo Berti définit cet ouvrage comme « une anthologie active influencée par celles de Borgès et de Bioy Casares qui mélangeaient des choses réelles et inventées. »

« La vie est infiniment plus étrange que tout ce que l’esprit de l’homme puisse inventer »
Arthur Conan Doyle, Une affaire d’identité

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