La dernière des Wilberforce, de Julia Kerninon

Julia Kerninon, autrice incontournable de la littérature française contemporaine, s’est imposée comme l’une des voix les plus marquantes de sa génération. Après les succès de Liv Maria, Sauvage et Toucher la terre ferme, elle fait son retour en cette rentrée littéraire 2026 avec une œuvre singulière, dont les thématiques vibrent fort avec l’actualité de notre pays.

Tout commence par une invitation à une fête. Waldo, qui s’est progressivement éloigné de ses parents, est contacté par sa mère. Celle-ci l’invite, ou plutôt lui impose de participer à la réception qu’elle organise. Cette scène inaugurale constitue en réalité l’aboutissement d’une histoire qui se déploie sur plus de dix ans.
Chaque été, deux familles se retrouvent et tissent des liens toujours plus étroits, jusqu’au jour où tout bascule. Waldo et son frère Adam grandissent aux côtés des sœurs Wilberforce, Annabel et Olivia. Enfance, adolescence, premiers émois et rivalités : leurs destins semblent indissociables. Mais un drame survient, laissant les deux familles sans réponses.
À partir de cet événement, les équilibres se brisent, les relations se transforment et le silence s’impose. Ce drame, dont les conséquences se prolongent bien au-delà de l’instant où il se produit, devient le cœur d’un récit qui ne cesse d’interroger la mémoire, les secrets et les liens familiaux.

Julia Kerninon explore les blessures de l’enfance, celles qui ne cicatrisent jamais et dont les traces façonnent durablement les existences. Elle met en lumière les violences familiales, nourries par le silence et le déni, ainsi que les mécanismes de survie que les enfants sont contraints de développer.
Plus que jamais, ce livre entre en résonance avec l’actualité brûlante des violences sexuelles faites aux enfants. Il interroge la responsabilité des adultes, les silences qui protègent les agresseurs et l’impunité dont certains bénéficient.

Un texte à brandir comme un manifeste, un texte pour protéger l’avenir.

Pauline, juillet 2026

La dernière des Wilberforce, Julia Kerninon, L’iconoclaste, à paraitre fin août 2026

Vivre vite, de Brigitte Giraud

Cela fait longtemps que je gardais à distance Vivre vite de Brigitte Giraud. Pour cause, la mort de mon père qui m’a fait éviter depuis quelques années tout livre parlant du deuil. Mais j’ai fini par le sortir de ma PAL, prête à le reposer à la moindre palpitation. J’ai un attachement particulier pour cette autrice car nous avions eu la chance, grâce aux organisateurs des Escales du livre de Bordeaux, de pouvoir l’interviewer en 2014, l’une de nos toutes premières interviews, et elle avait été d’une gentillesse dont je me souviens encore.

Brigitte Giraud mérite grandement son Goncourt reçu en 2022 pour Vivre vite. Pour parler de l’accident de moto qui a causé la mort de son époux en 1999, elle a donné à ce récit un rythme, une tension qui rappelle l’état dans lequel nous pouvons être sur la route.

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Les âmes errantes, de Cécile Pin

Cécile Pin, pour son premier roman, livre un récit profondément émouvant et d’une grande justesse, centré sur le destin d’une famille en exil. L’histoire suit une adolescente de 16 ans, Anh, et ses deux jeunes frères, contraints de fuir leur Vietnam natal dans l’espoir de rejoindre les États-Unis. Mais la traversée, loin de se dérouler comme prévu, devient une épreuve longue et éprouvante. D’obstacle en obstacle, ils transitent pendant deux années à travers différents camps avant de trouver refuge dans un pays prêt à les accueillir : l’Angleterre.

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La voie, de Gabriel Tallent

Comme toutes celles et ceux qui avaient lu My Absolute Darling, j’avais hâte de découvrir le nouveau roman de Gabriel Tallent. J’avais reçu le premier comme un uppercut et j’en redemandais. J’étais incapable de le lâcher car très bien construit même si l’expérience de lecture était éprouvante. Son nouveau roman ne m’a pas fait le même effet… au début. C’est un roman qui prend son temps pour installer le contexte de l’histoire, une étape nécessaire pour donner toute l’ampleur aux propos développés dans le dernier tiers du roman.

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