Lune de glace de Jan Costin Wagner

Premier volet des enquêtes du jeune inspecteur finlandais Kimmo Joentaa, Lune de glace est un polar efficace, le livre idéal à emporter pour les vacances au froid, en Sibérie ou ailleurs.

En quelques mots, ça donne…

L’ambiance. La neige, la glace, le froid, la nuit, la lune. Le silence. Des meurtres. Des victimes fort sympathiques.

Les personnages. Un assassin discret, mutique. Le genre de type qu’on ne remarque pas. Des meurtres attentionnés. Un inspecteur en plein deuil, intuitif, peu disert, vaguement paumé. Une enquête qui piétine. Des mobiles qu’on peine à trouver.

Addictif. Vivement conseillé.

Marisa, 27 décembre 2017

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Snjor de Ragnar Jonasson

Grand lecteur d’Agatha Christie, de P.D. James et de Peter May, Ragnar Jónasson est la nouvelle coqueluche du polar islandais. Et nous, on lui trouve bien du talent, à ce cher Ragnar.

Un polar efficace. Prenez un jeune policier tout juste sorti de l’école de police, sympa, tout bien comme il faut, qui mène une existence banale auprès de sa blonde, à Reykjavik. Pour sa première affectation, envoyez-le dans un coin perdu, Siglufjördur (rien que le nom vous donne l’envie de fuir), ville où il ne connaît personne mais où tout le monde se connaît.
Dès son arrivée, des choses inhabituelles viennent semer le trouble dans cet endroit d’apparence bien tranquille : un vieil écrivain fait une chute mortelle, le corps d’une jeune femme est retrouvé, étendu dans la neige… Et nous on l’aime bien Ari, alors on le plaint. A peine débarqué, il est sommé de faire ses preuves. Et nous, on aimerait bien qu’il y arrive et que l’enquête soit bouclée fissa, qu’il puisse retrouver sa copine dans son appart de Reykjavik.

Même si les ficelles sont parfois un peu visibles, le scénario tient bon. La lecture de Snjór devient rapidement addictive. On se laisse embarquer sans résistance dans cette histoire qui nous happe et ne nous lâche plus. Une petite lecture sympa, et il n’y a pas de mal à cela. Sauf que…

Arnaldur Indridason a-t-il du souci à se faire ? Certes, Ari Thór n’est pas Erlendur. Mais ce jeune policier nous plaît bien. En mûrissant, le personnage de Ragnar Jónasson pourrait bien égaler la stature du héros d’Indridason. Et l’auteur raconte l’Islande, avec son âpreté et sa rudesse, comme le fait Indridason : c’est peut-être ce qui nous plaît le plus, au fond.

Il n’y a donc pas de mal à faire quelques infidélités à Arnaldur (il n’en saura rien et je pense fondamentalement qu’il s’en fout), d’autant plus que la deuxième enquête d’Ari Thór, Mörk, est sortie cette année aux éditions La Martinière…

Marisa, 30 octobre 2017 

Le dernier amour du lieutenant Petrescu de V. Lortchenkov

vladimir-lortchenkov-le-dernier-amour-du-lieutenant-petrescu-liseuses-de-bordeauxVoilà une bonne surprise que cette lecture où se mêlent l’absurde et le grotesque.

Le roman se déroule en Moldavie. Les services secrets sont sur les dents car la rumeur court que Ben Laden se cache dans la capitale Chisinau. On le soupçonne de travailler dans un restaurant fréquenté par le lieutenant Petrescu. Celui-ci est donc mis sous surveillance par Tanase, chef des services secrets locaux qui apprend par les écoutes que le lieutenant passe du bon temps avec son ancienne et torride maîtresse Natalya. Lire la suite

Les gens dans l’enveloppe

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Voilà, à mes yeux, une pure réjouissance !

J’ai découvert ce livre à l’occasion de l’Escale du livre, ce printemps. Un peu par hasard, intriguée par le titre de la présentation de deux livres et auteurs qui cheminent entre récit imaginaire et vérité historique, et ne s’en cachent pas ! Bien au contraire….

Je ne connaissais pas Isabelle Monnin et j’ai très envie de découvrir ses autres livres.

Le procédé littéraire est original : l’auteure achète sur internet un lot de photos d’une famille qu’elle ne connaît pas, et dont elle ne sait rien. Elle décide d’explorer ces prises de vues banales, vieillies et mal cadrées, ces polaroids qui figent toutes sortes d’instants et d’expressions, pas toujours au bénéfice des sujets. Naissent ceux qu’elle nomme « les gens de l’enveloppe ». Lire la suite