Des libraires à l’honneur : Clotilde et Marion au Vrai Lieu, à Gradignan

La librairie « Espace livre » à Gradignan a changé de propriétaires l’été 2021 et est devenue « Le Vrai Lieu ». Ce sont deux jeunes femmes dynamiques, Clotilde Papinot et Marion Spaier qui ont repris avec leur énergie positive ce lieu que tous les Gradignanais souhaitaient conserver. Clotilde a accepté de répondre à mes questions, Marion n’étant pas présente ce jour là mais, comme elle le dit,  » Rien n’empêche que vous ne croisiez que l’une d’entre nous : nous sommes un binôme bien rôdé, rencontrer l’une, c’est rencontrer l’autre !« 

Comment vous êtes-vous connues ?

Clotilde, de la librairie Le Vrai Lieu, répond aux questions des Liseuses de Bordeaux
Marion de la librairie Le Vrai Lieu

Nous nous sommes rencontrées à la librairie Gallimard boulevard Raspail à Paris, où nous avions des postes importants. Nous formions un très bon binôme en littérature. Après les grèves et le confinement, on a trouvé que c’était le moment de partir et monter notre propre librairie. Nous avons vu l’annonce pour reprendre celle de Gradignan. Après une longue période de négociation, nous avons eu les clés fin juillet.

Pourquoi avoir choisi Gradignan ?

On cherchait à se rapprocher de nos familles (Marion vient de Charente et Clotilde des Landes). Côté confort de vie, Paris n’était plus vivable, et on avait besoin aussi d’un nouveau challenge. Nous sommes des femmes d’action !

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Huit crimes parfaits, de Peter Swanson

Le narrateur, Malcolm Kershaw, est propriétaire du Old Devils Bookstore, une librairie spécialisée dans les romans policiers, située à Boston. Un jour d’hiver, une tempête de neige fait rage, l’image est importante. En effet, elle nous transporte dans une série américaine policière classique, où le temps donne la mesure de l’action en cours. Malcolm Kershaw voit débarquer dans sa boutique, l’agente spéciale du FBI Gwen Mulvey.

Au grand étonnement du narrateur, cette dernière lui fait part de son enquête en cours reliant plusieurs meurtres. Merle Callahan, présentatrice du journal télévisé local a été assassinée par balles. Jay Bradshaw est mort, roué de coups, dans son garage. Ethan Byrd, était étudiant. Il avait disparu depuis un an et son corps a été découvert, enterré dans un parc à Ashland, sa ville d’origine.

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Une jolie découverte cet été dans les Hautes Pyrénées…

Au retour d’une randonnée, je me suis arrêtée dans un petit bourg du val d’Azin pour y siroter une bière bien méritée. Rien que de très banal, penserez-vous ! Sauf que ce bistrot a non seulement pour vocation d’étancher la soif de ses clients, de remplir leur estomac mais aussi celle d’alimenter leur curiosité intellectuelle.

Le Kairn, c’est son nom, est un bistro-librairie comme l’indique d’emblée une pancarte postée à l’entrée de la terrasse et flanquée de deux piles de vénérables livres reliés d’où émerge quelque végétation de moyenne altitude.
L’appellation n’est pas anodine dans ce pays de montagnes. Nul, ici, n’ignore ce qu’est un kairn. Un kairn, c’est un tas ou empilement de pierres constitué petit à petit par les hommes pour attester de leur passage sur des sentiers peu ou pas balisés. Nombreux sont ceux qui ajoutent leur pierre à l’édifice si bien que le kairn peut servir de repère aux alpinistes en route pour un sommet. Ce repère est donc issu d’une construction collaborative qui associe l’homme à la nature. Un repère – soit dit en passant – dont il faut se méfier. Indique-t-il réellement la bonne direction ? Car, et c’est un signe des temps, chaque contributeur tend à lui donner une signification purement individuelle qui brouille le repérage.
Karine est la fondatrice du Kairn, ce lieu à la fois insolite, accueillant et sobre. Elle a été pendant vingt ans gardienne de refuge. C’est dire combien la proximité des kairns lui a été familière et a pu nourrir sa réflexion sur leur signification profonde.
Nul doute que ces kairn-livres qui saluent le visiteur représentent de manière symbolique un repère dans son cheminement intellectuel. Ils le cueillent, plongé dans un état semi-méditatif, quelque peu fourbu après la marche, encore ébranlé par sa rencontre émouvante avec des paysages grandioses ; les kairns le guident vers l’endroit qui donnera corps à sa réflexion…

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Les bookfaces de Mollat

C’est désormais un rendez-vous incontournable sur Instagram : tous les lundis, la librairie Mollat publie sur son compte un bookface, sorte de selfie imaginé à partir d’une couverture de livre. Un jeu littéraire qui compte des fans dans le monde entier. Rencontre avec David Pigeret, responsable du rayon Beaux-Arts, qui, m’a-t-on dit, y est pour quelque chose…

Bookface Mollat

Comment est né le projet des bookfaces ? Il y a quelques années, mon collègue et moi nous sommes amusés à faire des photos en nous inspirant du procédé des sleevefaces, selfies imaginés à partir de pochettes de disques vinyles. Nous avons eu l’idée de faire la même chose avec des couvertures de livres, ce qui permettait d’être plus créatifs, car les formats sont très variés. Nous faisions ces photos pour nous, sans les diffuser, on trouvait cela amusant.Lire la suite »