« Pourquoi devant tant de noirceur, quand on termine un livre d’Emmanuel Carrère, est-on aussi heureux ? enrichi ? exalté ? » ainsi s’exprime une commentatrice de son œuvre.
En effet lire un livre de Carrère, c’est se confronter à ce paradoxe dont on ne finit pas d’examiner les termes. Heureux, parce qu’on a le sentiment d’avoir progressé dans l’examen de son propre soi ? Enrichi, parce que Emmanuel Carrère nous fait profiter, mine de rien, de son érudition ? Exalté, parce que son écriture nous fait jubiler par son auto-dérision, son ironie et aussi son fort pouvoir d’identification ? « Cet homme, c’est moi ».
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