Paroles d’une résiliente

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Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie de Virginie Grimaldi
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Virginie Grimaldi a ce don de nous faire passer du rire aux larmes. Son humour me rappelle celui de Margaux Motin. C’est vif, percutant et ça sent le vécu. On l’entendrait presque parler !

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Ma mère conduit aussi bien qu’elle cuisine. Au deuxième virage, j’ai envie de vomir. Au troisième rond-point, j’ai envie de sauter. A la cinquième tentative de créneau, j’ai envie d’être adoptée.
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Si nous sommes émus par ses mots, c’est certainement parce que Virginie Grimaldi nous renvoie à des situations que nous avons vécues, que ce soit dans nos vies ou celles de nos proches : un deuil, une séparation, un conflit familial ou des non-dits.
Ben n’aime plus Pauline. Quoi de plus banal ! Ce qui est embêtant c’est que Pauline aime toujours Ben. Alors elle décide de lui envoyer des lettres tous les jours pour lui rappeler tous les bons moments passés ensemble. Non, ne partez pas ! En effet, c’est encore une histoire qui raconte le refus d’accepter une séparation, mais avec Virginie on est dans le vrai. Parce qu’elle appuie là où ça fait mal. C’est bien beau de ne regarder que la moitié du verre plein, de se remémorer que les bons souvenirs d’une histoire d’amour, mais parfois il faut regarder ce que l’on tente d’oublier.
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Ce n’est pas parce que cela ne se termine pas comme vous le voulez que cela ne se termine pas bien.
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Derrière cette histoire de couple, il y a tout au long du roman une relation mère-fille douloureuse. J’ai trouvé intéressant cette double écriture sur l’histoire d’amour et l’histoire familiale. On sent chez Pauline une blessure profonde, et honnêtement je ne m’attendais pas aux révélations faites dans la dernière partie du roman.
A mettre dans votre valise pour cet été.
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Babeth, 29 mai 2017

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Pour en savoir plus sur Virginie Grimaldi, vous pouvez relire cet interview.
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Juste la lumière de Pascale Dewambrechies

Juste la lumière de Pascale Dewambrechies dresse le portrait d’une femme face à son destin. Croqueuse d’hommes, libre et indépendante : voici Eva avant qu’elle ne rencontre Dimitri. Lui est son « double masculin ». Metteur en scène, cultivé, libre : il est l’homme de sa vie. Elle l’aime passionnément au point d’être débordée par cette passion dont elle ne sait que faire et semble se ranger à ses côtés. Sa relation fusionnelle avec Dimitri est d’ailleurs sa faille : elle se laisse mener par cet homme narcissique et alcoolique qui la pousse au bout d’elle-même. Lire la suite

Virginie Grimaldi : rencontre avant Lire en Poche

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Il n’y a pas de hasard. Virginie Grimaldi et moi sommes voisines (mais non, je blague ….. enfin, si peu!). Une occasion pour moi de l’interroger sur son travail d’auteur mais également sur sa venue au salon Lire en Poche le week-end prochain à Gradignan.
Son premier roman Le premier jour du reste de ma vie sorti en poche fait partie de la sélection 2016 du Prix des lecteurs des éditions Le livre de poche. Son blog Femme Sweet Femme faisait déjà un carton, mais son second livre Tu comprendras quand tu seras plus grande est sur le point de battre des records de vente.
Une interview chez elle avec sa petite famille qui devait durer 1/2 heure et qui au final a duré 2 heures… Émotions, confidences et rires étaient de mise, Virginie est une belle personne, attachante et très drôle. A découvrir si ce n’est déjà fait. Lire la suite

Avant et après la chute de Richard Bausch

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On ne compte plus les romans évoquant les attentats du World Trade Center. Il y a un avant et un après 11 septembre, la littérature américaine n’y fait pas exception. Parmi les auteurs évoquant cette tragédie, il faut citer Don DeLillo pour L’homme qui tombe, Paul Auster pour Seul dans le noir (roman qui a le mérite d’imaginer un monde parallèle où le 11 septembre n’aurait pas eu lieu), et Jonathan Safran Foer pour le très bon Extrêmement fort et incroyablement près dont nous avons déjà parlé dans ces pages.

Il se pourrait que nous en ayons trouvé un autre.

Lors d’une récente déambulation en librairie, j’ai aperçu Avant et après la chute, le dernier livre de Richard Bausch, et surtout le bandeau rouge qui en habillait la couverture. Voici ce qui était écrit :

Richard Ford : Au firmament des écrivains américains, l’étoile de Richard Bausch brille plus fort que jamais

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En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

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En attendant Bojangles est une fantaisie. Lisez ce roman : son grain de folie fera pétiller votre hiver…
Une mère fantasque, un père extravagant et leur fils refusent l’ennui du quotidien en y apportant leurs touches de fantaisie. Les parents encouragent leur fils à « mentir à l’envers » pour rendre le récit du réel plus drôle, la mère sort nue dans la rue pour acheter des huîtres et du vin blanc pour un petit déjeuner de lendemain de fête… La mère, dont le prénom est un mystère, est le personnage le plus touchant : délurée, elle fait fi des codes sociaux avec légèreté et humour. Elle est libre. Lire la suite