Apéro littéraire dans les salons de l’hôtel Marty

Après le succès de la lecture à deux voix en décembre 2025, Le Marty hôtel accueille de nouveau Les Liseuses de Bordeaux pour un apéro littéraire.

L’occasion pour Les Liseuses de Bordeaux d’ouvrir le cercle : un moment convivial et gourmand où adhérents, abonnés ou simples lecteurs seront les bienvenus pour cet échange.

En arrivant, le bar de l’hôtel vous proposera une carte variée de boissons et de grignotages. La première planche apéritive sera offerte par les Liseuses. 

Venez échanger avec nous sur quelques coups de cœur 2025 et une sélection de la rentrée littéraire hivernale. N’hésitez pas à prendre la parole pour nous présenter un coup de cœur récemment sorti.

Nous parlerons entre autres des Orphelins d’Éric Vuillard (Actes Sud), de La Voie de Gabriel Tallent (Gallmeister), A pied d’œuvre de Franck Courtès (Folio), Quatre jours sans ma mère de Ramsès Kéfi (Philippe Rey), Brûler grand de Juliette Oury (ed. de l’Observatoire), Hors-champ de Marie Hélène Lafon (Buchet Chastel), Explosives d’Hélène Coutard (Grasset) …

– Rendez-vous le vendredi 13 mars de 19h à 21h30

– Marty Hôtel Bordeaux, 153 rue Georges Bonnac à Bordeaux

– Gratuit et sur réservation. N’attendez plus pour réserver votre place : cliquez ici 

Les Liseuses de Bordeaux, mars 2026

Brûler grand, de Juliette Oury 

« Je n’y arrive plus. » Voilà ce que dit Émilie Bosquet, substitute du procureur, à Myriam, la thérapeute qui va l’accueillir dans son centre pendant une semaine. Un temps pour se poser et prendre soin de soi. Mais Émilie, son job, c’est de s’occuper des autres. C’est pour ça que son téléphone sonne jour et nuit. Pour être au service de la Justice. Au service. Comme un bon petit soldat. Mais aussi parce qu’être, constamment sollicité au travail, donne une sensation de puissance. Se sentir utile voire indispensable. C’est ce que vivent les pensionnaires du centre de soin qui partagent avec elle les symptômes d’un épuisement professionnel, et toutes sont dans le besoin de bien faire.

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Je suis Romane Monnier, Delphine de Vigan

Quel type de rapport au monde et aux autres crée le fait de détenir, de consulter et d’échanger en permanence à partir de nos téléphones portables ? En quoi ce moyen de communication a transformé structurellement notre façon de communiquer, d’observer, de regarder les autres et de nous regarder nous-mêmes ?

Nos téléphones portables disent beaucoup de nous, de nos désirs, de nos quêtes, de nos peurs, de nos limites aussi. Que tout passe dorénavant par ce filtre en constitue une de limite, devenue indépassable, source d’asservissement, de coloration immédiate de toute chose. Nos téléphones nous imposent une forme, un rythme, une temporalité, une façon de nous exprimer et donc de penser, une façon de faire certains choix aussi (ne parle-t-on pas d’objets, de lieux, d’évènements «instagrammables» ?).

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