Lancement du prix du jury des lecteurs à la médiathèque Jacques Ellul à Pessac

Toujours autant de succès pour ce neuvième prix des lecteurs. Les inscriptions sont ouvertes depuis mardi 20 janvier, à l’issue de la présentation dynamique et motivante réalisée par Julie, Laurence et Sandrine.

Quatre types de prix sont proposés : public jeune, public ados, public adultes.

Vous devrez choisir entre deux prix, celui des romans français ou des romans étrangers.

Cinq ouvrages sont proposés dans la sélection, à emprunter un par un. Un délai de trois semaines pour la lecture est à respecter pour faciliter la circulation des livres. Des rencontres sont aussi proposées pour échanger et débattre entre lecteurs. Le vote pour votre titre préféré se fait du 2 au 27 juin par bulletin à déposer dans l’urne à disposition dans l’espace adulte de la médiathèque.

La remise du prix aura lieu le 2 juillet. 

Au-delà des modalités pratiques, c’est surtout le travail de sélection des bibliothécaires qui mérite d’être mis en avant, leurs choix sont toujours pertinents et prometteurs, l’art de dénicher des pépites littéraires, des auteurs à découvrir, des romans à savourer ou dévorer sans oublier aussi la qualité des maisons d’édition mises en valeur pour leurs choix éditoriaux et esthétiques. 

Laissez-vous emporter par ces sélections littéraires.

A vos emprunts, vos découvertes, vos lectures, vos échanges passionnés et passionnants et vos votes.

Catherine, janvier 2026

Le compromis de long island, de Taffy Brodesser-Akner

Les écrivains américains n’ont pas leur pareil dans l’art de sonder les abysses des relations familiales.

A cela s’ajoute une satire particulièrement mordante de l’environnement socio-culturel de leurs personnages. C’est ce qui semble plaire aux jurys français, en tout cas ce qui m’a plu, entre autres choses, chez Nathan Hill qui s’est vu attribuer, il y a un an, le prix français de la littérature américaine pour son roman Bien-être. J’ai lu récemment avec un égal plaisir celui de Taffy Brodesser-Akner, Le compromis de Long Island, qui a reçu à son tour cette distinction pour l’année 2025.

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Quatre jours sans ma mère, de Ramsès Kefi

Il y a ce que j’ai aimé dans ce roman et dont vous parleront les très bonnes critiques qu’il a reçues : ce roman est drôle, fin, tendre, juste… Les personnages y existent de manière manifeste et crèvent chaque page, le père Hédi, la mère Amani, le fils Salmane qui nous pilote dans l’histoire, le pote Archie, d’autres encore et « La Caverne », ce lieu où ils vivent et où l’on vit avec eux, parcourant tous ses recoins en soi sinistres, moroses mais ce n’est pas avec cet œil-là qu’on les parcourt. La Caverne, 7 tours HLM dotées de noms d’oiseaux plantées à l’orée d’une forêt certes mais relayées par un seul bus qui s’arrête loin avec à proximité un supermarché qui a fermé et dont Le Parking, personnage lui aussi à part entière du roman, est squatté.

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Tressaillir, de Maria Pourchet

Dans Haute-Folie (Quoi offrir pour Noël), Antoine Wauters nous entraînait dans les arcanes d’une archéologie familiale, ici aussi il s’agit d’archéologie, à l’échelle d’une vie, celle de Michelle. Si en effet, le Josef d’A. Wauters obéit à des évènements qu’il n’a pas connus mais qui guident ses choix et ses renoncements, l’héroïne de Tressaillir éprouve le même besoin de remonter aux sources mais aux sources de ce qu’elle a vécu elle enfant, vécu mais… sous-estimé, enfoui, oublié, pas compris… ?

Qu’est-ce qui fait que l’on arrive à lire en soi et à se comprendre ou que perpétuellement on s’évite, telle est pour moi l’une des questions phares de ce très beau roman.

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