Le Japon d’Olivier Adam

kyotoDeux mois après la sortie de son livre Le coeur régulier, Olivier Adam nous transporte à nouveau au Japon, dans Kyoto Limited Express. Cette fois-ci, l’écrivain déroule son récit en dialoguant avec les photographies d’Arnaud Auzouy prises au Japon.

Dans ce récit, l’écrivain Simon Steiner revient au Japon sur les traces de son passé. Du couple qu’il formait avec Marie, il ne reste plus rien : tout a implosé lorsque leur fille Chloé est morte, à l’âge de quatre ans. En souvenir de cette famille disparue, Simon Steiner entreprend un pèlerinage dans le pays où ils avaient séjourné ensemble, avant que le malheur ne les frappe.
Profondément douloureux mais salutaire, ce voyage en compagnie du souvenirs des disparues permet à l’écrivain de remonter à la surface, d’absorber le passé avec une infinie sérénité.

Olivier Adam nous offre ici un texte d’une très grande beauté et d’une finesse stylistique rare. Ecrit à la première personne, il rappelle Les vents contraires. Disparition des êtres chers, personnages esseulés hantés par leurs fantômes…. Beaucoup de nostalgie aussi, mais avec toujours cette lueur au bout du tunnel, un espoir de renaissance, d’élan vital.

Nous avons particulièrement aimé le chapitre Notes de chevet, où Olivier Adam dresse de magnifiques inventaires, comme Choses qui font battre le coeur, Choses du coeur délivré, Choses qui font monter les larmes aux yeux.

Un seul bémol cependant : la maquette de ce livre ne sert pas le récit. Les photographies d’Arnaud Auzouy n’auraient pas dû venir hacher le récit, page après page. Certains passages textuels gagnent à être illustrés par de belles photographies, mais pour d’autres, le lien image/texte n’est pas si évident. Peut-être aurait-il fallu choisir moins de photographies, ou alterner plusieurs pages de texte avec des pages de photographies.

Comme chaque fois lorsque nous aimons un écrivain, nous allons lire les autres ouvrages qu’Olivier Adam a écrit, avec beaucoup de délectation.

Marisa

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Une réflexion sur “Le Japon d’Olivier Adam

  1. Les inventaires qui t’ont tellement plu sont inspirés des « Notes de chevet » de Sei Shōnagon et du « Dit du Genji » de Murasaki Shikibu, deux femmes écrivains du Japon – 12ème siècle.

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