Les gens dans l’enveloppe

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Voilà, à mes yeux, une pure réjouissance !

J’ai découvert ce livre à l’occasion de l’Escale du livre, ce printemps. Un peu par hasard, intriguée par le titre de la présentation de deux livres et auteurs qui cheminent entre récit imaginaire et vérité historique, et ne s’en cachent pas ! Bien au contraire….

Je ne connaissais pas Isabelle Monnin et j’ai très envie de découvrir ses autres livres.

Le procédé littéraire est original : l’auteure achète sur internet un lot de photos d’une famille qu’elle ne connaît pas, et dont elle ne sait rien. Elle décide d’explorer ces prises de vues banales, vieillies et mal cadrées, ces polaroids qui figent toutes sortes d’instants et d’expressions, pas toujours au bénéfice des sujets. Naissent ceux qu’elle nomme « les gens de l’enveloppe ». Lire la suite

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Entretien avec Arnaud Cathrine

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Lors de sa venue à Bordeaux, Arnaud Cathrine nous a accordé cet entretien, le 23 janvier 2014, en toute simplicité.

Beaucoup de vos livres s’ouvrent sur une citation en exergue. Est-ce important pour vous de mettre votre texte en résonance avec le texte d’un autre auteur ?
Oui. Je l’ai fait depuis le début. Dans Nos vies romancées d’ailleurs, je rends hommage à un certain nombre d’auteurs de chevet. En tant qu’auteur et en tant qu’individu, je suis un grand admirateur. Je trouve très exaltant d’admirer et de se nourrir des autres. Ce n’est pas citer pour citer. Certains textes ont été accompagnés et nourris par des auteurs. Ce sont des miroirs éclairants pour le lecteur. Et ce sont des dettes, tout simplement. Je crois que je pourrais même m’en tenir à cela, ce sont des reconnaissances de dettes. Citer un auteur, c’est signifier d’emblée que quelqu’un nous a aussi aidé à aller là où on est allé. Lire la suite

Le Japon d’Olivier Adam

kyotoDeux mois après la sortie de son livre Le coeur régulier, Olivier Adam nous transporte à nouveau au Japon, dans Kyoto Limited Express. Cette fois-ci, l’écrivain déroule son récit en dialoguant avec les photographies d’Arnaud Auzouy prises au Japon.

Dans ce récit, l’écrivain Simon Steiner revient au Japon sur les traces de son passé. Du couple qu’il formait avec Marie, il ne reste plus rien : tout a implosé lorsque leur fille Chloé est morte, à l’âge de quatre ans. En souvenir de cette famille disparue, Simon Steiner entreprend un pèlerinage dans le pays où ils avaient séjourné ensemble, avant que le malheur ne les frappe.
Profondément douloureux mais salutaire, ce voyage en compagnie du souvenirs des disparues permet à l’écrivain de remonter à la surface, d’absorber le passé avec une infinie sérénité. Lire la suite

Photographies d’Anne Wiazemsky

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Peu de temps après la publication de son roman Une année studieuse (voir article), Anne Wiazemsky sort chez Gallimard un livre de photographies prises dans les années 1967-1968.
« Au printemps 1967, avec le cachet de La Chinoise, je me suis offert un appareil photo : un Pentax et deux objectifs, un 50 et un 150 mm. Je n’avais pas d’autre ambition que celle de photographier mes proches, ceux que j’aimais. Ils faisaient des films et ça devient très vite une habitude que de me balader, sur les plateaux et à côté, avec mon Pentax en bandoulière. »

Jean-Luc Godard, Jeanne Moreau, François Truffaut, Mireille Darc ou les Stones… Cuba, Harlem,… Anne Wiazemsky dévoile des photos inédites, longtemps oubliées dans une cave.
Ce 5 avril 2013, dans le cadre de l’Escale du Livre de Bordeaux, nous avons pu assister à la lecture-projection de Photographies : la comédienne Alice Butaud lisait le texte et les photographies étaient projetées, parfois sur fond musical.
A la fin de la projection, une Anne Wiazemsky très intimidée est sortie de l’ombre de la salle pour se prêter un court instant au jeu des questions, à la plus grande joie des spectateurs.

par Marisa