Paul Auster : « Écrire est une expérience physique »

paul-auster-la-pipe-d-oppen-liseuses-de-bordeauxLe dernier roman de Paul Auster paru en français était Sunset Park (2011). Cette fois-ci, après avoir publié deux récits résolument autobiographiques, Chronique d’hiver et Excursions dans la zone intérieure (un livre qui m’est tombé des mains), l’auteur américain nous revient en librairie avec La pipe d’Oppen, un recueil d’essais, discours et préfaces, quatorze textes couvrant une période de 2001 à 2015.

Que vous soyez complètement accro à Paul Auster ou que vous n’ayez jamais rien lu de lui, cet ensemble de textes est une belle occasion de pénétrer son univers romanesque, de percevoir son cheminement intellectuel et de comprendre plus intimement son rapport à l’écriture.Lire la suite »

Et au milieu coule une rivière

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Nous avons déjà beaucoup écrit sur Ron Rash et avions déploré à l’époque qu’on ne parle pas plus de lui en France. Avec Une terre d’ombre, élu meilleur roman noir en 2014 par le magazine Lire, cet oubli est enfin réparé. Désormais, la sortie d’un de ses romans est un événement salué par la critique et l’apparition de l’auteur américain sur la plateau de La Grande Librairie, le 21 janvier dernier, constitue un preuve supplémentaire de sa consécration.

Le chant de la Tamassee, son deuxième roman, est paru en 2004 aux États-Unis. Enfin traduit en français, il vient d’être édité aux éditions du Seuil.

Dans ce roman, Maggie Glenn, la narratrice, est photographe pour un journal de Columbia. Un fait divers tragique vient d’avoir lieu dans le comté d’Oconee dont elle est originaire et elle est dépêchée sur place pour couvrir l’événement avec son collègue Allen Hemphill.Lire la suite »

Avant et après la chute de Richard Bausch

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On ne compte plus les romans évoquant les attentats du World Trade Center. Il y a un avant et un après 11 septembre, la littérature américaine n’y fait pas exception. Parmi les auteurs évoquant cette tragédie, il faut citer Don DeLillo pour L’homme qui tombe, Paul Auster pour Seul dans le noir (roman qui a le mérite d’imaginer un monde parallèle où le 11 septembre n’aurait pas eu lieu), et Jonathan Safran Foer pour le très bon Extrêmement fort et incroyablement près dont nous avons déjà parlé dans ces pages.

Il se pourrait que nous en ayons trouvé un autre.

Lors d’une récente déambulation en librairie, j’ai aperçu Avant et après la chute, le dernier livre de Richard Bausch, et surtout le bandeau rouge qui en habillait la couverture. Voici ce qui était écrit :

Richard Ford : Au firmament des écrivains américains, l’étoile de Richard Bausch brille plus fort que jamais

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Compagnie K de William March

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Première Guerre mondiale. Décembre 1917. 113 soldats américains de la compagnie K combattent en France. Tour à tour convoqués par l’auteur, ils racontent le quotidien de la guerre, leur guerre, telle qu’ils la vivent, dans leur âme et dans leur chair.

Nul besoin de leçon d’histoire. En 113 courts chapitres, tout est dit. L’horreur, l’enfer des tranchées, la peur, la faim, les ordres absurdes qu’il faut exécuter, les balles qui vous frôlent, le regard du camarade qui tombe, la douleur, la mort qui vous prend, la désillusion face à un conflit qui s’enlise.
Au cœur de l’abîme, il est aussi question d’espoir, celui de survivre, de guérir, de quitter ce bourbier et la tentation, de plus en plus forte, de déserter pour sauver sa peau et ce qu’il vous reste d’humanité…Lire la suite »