Du polar ? Oui, mais du polar islandais

indridason drMéfiez-vous : vous ouvrez un livre d’Arnaldur Indridason, vous ne pouvez plus le refermer. Pire encore, une fois que vous l’avez fini, vous cherchez avidement à en lire un autre.
Mais quel est donc la cause de cet engouement ?
Bon, je l’avoue, j’ai déjà éprouvé ce sentiment de reviens-y en feuilletant un Stieg Larsson ou un Camilla Läckberg (sauf pour Cyanure qui n’est vraiment pas bon : intrigue prévisible et enchaînements de clichés qui feraient pâlir d’envie Joël Dicker).

Oui mais… ce cher Arnaldur est islandais.

La neige et les bourrasques de vent à Reykjavik dans La Voix, le glacier de Snaefellsjökull, les fjords, les falaises de Svörtuloft dans La muraille de lave, y a-t-il lieux plus propices au crime ?
Facile alors d’écrire un bon polar lorsqu’on est islandais ?
Que nenni. Car en plus d’être islandais, Arnaldur est doué.
Avec beaucoup de talent, il brosse le portrait de personnages souvent englués dans leur quotidien. Familles disloquées, couples qui battent de l’aile, individus solitaires et tourmentés par leurs souvenirs, à l’image du commissaire Erlendur, personnage principal de ses romans, hanté par son frère disparu lors d’une tempête de neige.

Je n’ai lu pour l’instant que trois livres de ce cher Arnaldur, mais La femme en vert est sans aucun doute celui que j’ai préféré. L’auteur y tisse plusieurs récits, mêle passé et présent, sans ménagement pour le lecteur… qui ne peut absolument pas décrocher.
Bref, si vous n’avez pas encore lu Arnaldur, allez-y ! Vous ne pourrez plus décrocher. Je vais pour ma part lire encore ceux que je n’ai pas lus !!!

Par Marisa

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2 réflexions sur “Du polar ? Oui, mais du polar islandais

  1. Oui Isabelle, on retrouve presque toujours une construction propre à cet auteur : l’enquête policière/le récit parallèle qui prend progressivement sens à mesure que l’enquête avance. Mais dans « La cité des jarres », nous suivons pas à pas l’enquête policière, sans insertion de chapitres racontant le passé ou l’histoire du point de vue de l’assassin ou de la victime : c’est bien mieux. De tous les Indridason lus jusqu’ici (et je compte bien vite tous les lire), c’est le « deuxième meilleur » (j’adooore cette expression), juste après la « Femme en vert ».

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  2. Ah oui, la Femme en vert, pas moyen de poser le livre avant d’arriver à la fin, toute fin… Du bon polar. Je suggère de laisser quelques semaines passer entre deux Indridason car sur les trois que j’ai lu, la construction du roman était identique. Une construction très maligne qui fait avancer l’intrigue dans le passé et le présent en parallèle et crée une tension assez insoutenable. C’est très malin mais, de la même façon que je n’écoute jamais un disque en boucle, je préfère « oublier » entre deux livres pour savourer vraiment le suivant.

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