Le dernier amour du lieutenant Petrescu de V. Lortchenkov

vladimir-lortchenkov-le-dernier-amour-du-lieutenant-petrescu-liseuses-de-bordeauxVoilà une bonne surprise que cette lecture où se mêlent l’absurde et le grotesque.

Le roman se déroule en Moldavie. Les services secrets sont sur les dents car la rumeur court que Ben Laden se cache dans la capitale Chisinau. On le soupçonne de travailler dans un restaurant fréquenté par le lieutenant Petrescu. Celui-ci est donc mis sous surveillance par Tanase, chef des services secrets locaux qui apprend par les écoutes que le lieutenant passe du bon temps avec son ancienne et torride maîtresse Natalya. Lire la suite

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Frank Sinatra dans un mixeur de Matthew McBride

frank-sinatra-dans-un-mixeur-matthew-mcbride-liseuses-de-bordeauxFrank Sinatra est un des premiers titres de la nouvelle collection Néonoir de Gallmeister. Mais qui est donc ce Frank Sinatra promis au mixeur ? Autant vous le dire, ce n’est pas un disque vinyle du crooner américain mais le Yorkshire du héros. Ce qui donne le ton du roman : on ne vous épargnera rien… mais peut-être aimerez-vous cela ?

Nick Valentine, ancien flic devenu détective privé est entraîné dans une enquête qui mêle faux suicide de banquier et casse raté. Nous sommes à Saint-Louis, Misssouri, ville aux multiples industries vivantes (Monsanto et Chrysler) et mortes, et dont les rives du Missouri et du Mississipi peuvent servir, entre autre, à disperser un corps façon puzzle. Lire la suite

Du polar ? Oui, mais du polar islandais

indridason drMéfiez-vous : vous ouvrez un livre d’Arnaldur Indridason, vous ne pouvez plus le refermer. Pire encore, une fois que vous l’avez fini, vous cherchez avidement à en lire un autre.
Mais quel est donc la cause de cet engouement ?
Bon, je l’avoue, j’ai déjà éprouvé ce sentiment de reviens-y en feuilletant un Stieg Larsson ou un Camilla Läckberg (sauf pour Cyanure qui n’est vraiment pas bon : intrigue prévisible et enchaînements de clichés qui feraient pâlir d’envie Joël Dicker).

Oui mais… ce cher Arnaldur est islandais.

La neige et les bourrasques de vent à Reykjavik dans La Voix, le glacier de Snaefellsjökull, les fjords, les falaises de Svörtuloft dans La muraille de lave, y a-t-il lieux plus propices au crime ?
Facile alors d’écrire un bon polar lorsqu’on est islandais ?
Que nenni. Car en plus d’être islandais, Arnaldur est doué.
Avec beaucoup de talent, il brosse le portrait de personnages souvent englués dans leur quotidien. Familles disloquées, couples qui battent de l’aile, individus solitaires et tourmentés par leurs souvenirs, à l’image du commissaire Erlendur, personnage principal de ses romans, hanté par son frère disparu lors d’une tempête de neige.

Je n’ai lu pour l’instant que trois livres de ce cher Arnaldur, mais La femme en vert est sans aucun doute celui que j’ai préféré. L’auteur y tisse plusieurs récits, mêle passé et présent, sans ménagement pour le lecteur… qui ne peut absolument pas décrocher.
Bref, si vous n’avez pas encore lu Arnaldur, allez-y ! Vous ne pourrez plus décrocher. Je vais pour ma part lire encore ceux que je n’ai pas lus !!!

Par Marisa