Cécile Chartre : c’est la vie qui me fait écrire

cecile-chartres-liseuses-de-bordeauxAuteur jeunesse, Cécile Chartre sort cette semaine son dernier livre : Traits d’union. L’histoire d’un jeune homme qui se marie après avoir passé le bac, voilà qui sort de l’ordinaire !
L’occasion pour nous de lui poser quelques questions sur ce qui motive son écriture.

Stylo, crayon, ordinateur : avec quoi et sur quoi écrivez vous ?
Je n’ai aucun carnet, aucun cahier sur lesquels je pourrais noter vite fait les idées qui me passent par la tête. C’est pour cela que j’en oublie plein, d’ailleurs. J’écris tout sur ordinateur, plus précisément sur un Netbook qui date de Mathusalem. Je l’aime bien, je peux l’emmener partout, il rentre pile-poil dans mon (gros) sac à main. Par contre, il commence à fatiguer sérieusement, et je me doute bien que tôt ou tard, il va me lâcher. Évidemment, ce n’est pas pour cela que je pense à sauvegarder mes textes ailleurs…

En cas de panne d’écriture, quel est votre remontant préféré ? Café, marche à pied … ?
Aucun remontant ne marche, dans ces cas-là. Je bougonne, je rage, je me dis que ça y est, cette fois-ci je suis bel et bien finie, fallait que ça arrive un jour, bien fait pour moi. Et quand j’arrête de râler, et de chercher surtout, l’écriture se remet en marche. Enfin, des fois !

Vie quotidienne et vie d’écrivain : ça se conjugue bien ?
Disons que c’est la vie qui me fait écrire, celle de tous les jours. Et qu’écrire m’aide à mieux supporter la vie, celle de tous les jours aussi. Vu comme ça, oui, on peut dire que ça se conjugue plutôt pas mal !

Être bibliothécaire, ça aide pour trouver l’inspiration ?
Ça, c’est la question à 100 balles ! Eh ben non, justement ! Être bibliothécaire m’a surtout aidé à bien cibler les éditeurs et les collections. Ça, évidemment, c’est un plus pour moi. Mais travailler au milieu des livres, qu’est-ce que ça peut être bloquant pour écrire ! Il y a même des jours, devant la profusion des sorties, où je me demande à quoi ça sert d’écrire un livre de plus ? Surtout quand en plus ces sorties-là sont super bonnes !
Bon mais ça, c’est vraiment quand je suis très fatiguée… Sinon, oui, il vaut peut-être mieux être bibliothécaire que vendre des chaussures, pour écrire. Quoique, pas sûr. On doit avoir plein d’histoires à raconter quand on vend des chaussures…

Avez-vous commencé à écrire avant d’être bibliothécaire ou est-ce le contraire ?
Tout ce que je veux faire, depuis toute, mais alors toute petite, c’est écrire. Et avoir des enfants. Je ne sais pas pourquoi (ou alors oui, je le sais trop bien), les deux ont toujours été liés dans ma tête. Alors je suis devenue bibliothécaire, histoire de brouiller les pistes, et surtout, surtout, histoire de ne pas risquer de réaliser mes rêves trop vite. Ça aurait été trop simple autrement. Et puis mes enfants se sont annoncées, deux à la fois, sinon c’est moins drôle. C’est à ce moment-là que j’ai envoyé pour la première fois un texte à mon éditeur fétiche, le Rouergue. Comme quoi, finalement, j’ai de la suite dans les idées non ?

Vous astreignez vous à des horaires d’écriture ou faites-vous selon votre envie ?
Je ne m’astreins à rien, aucune discipline, aucun horaire, aucune contrainte. C’est nul… J’écris seulement quand j’en ai besoin. Pas besoin pour manger, hein ? Non, seulement besoin pour continuer à vivre.

Nourriture et écriture : quelle place donnez-vous à vos repas ?
Heu… ben je mange peu mais souvent. Toutes les trois heures, comme les bébés. Dommage que je ne sois pas aussi régulière pour l’écriture !

Écrivez-vous plutôt le jour ? La nuit ?
J’ai écrit mes premiers livres la nuit, une fois mes filles couchées. Maintenant que j’y pense, elles n’ont jamais fait de comédie pour aller dormir. Elles devaient savoir…
Aujourd’hui, c’est un peu l’anarchie, n’importe quand. Mais plus la nuit. En vieillissant, le manque de sommeil a tendance à me rendre hargneuse. Il faut que je reste courtoise et souriante, le lendemain, à la médiathèque. Surtout quand je dois justifier, plusieurs fois dans la journée, l’absence de Martine passe l’aspirateur dans les bacs !

Sieste ou grosse nuit, après avoir dormi, trouvez-vous plus facilement des idées pour écrire ?
Ah mais ça serait trop simple si ça se passait comme ça ! Je ne sais pas d’où, ni comment viennent les idées. Des fois je dors super bien, j’ai l’œil vif et le teint frais, et rien ne vient. C’est agaçant je vous jure ! Bon mais c’est clair qu’après une nuit blanche, les idées viennent encore moins bien !

De quoi parle Trais d’union, votre dernier livre ?
Eh eh ! Je ne vous dirais pas quel est le thème, parce qu’il n’est révélé qu’à la fin. Je ménage le suspense pendant tout le récit, alors ne comptez pas sur moi pour tout vous déballer comme ça ! Par contre, certains risquent de grincer un peu des dents. Ça tombe bien, je ne les aime pas ces dents-là !

Propos recueillis par Babeth 23/03/2016

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