Derrière les panneaux il y a des hommes

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Week-end du 15 août.
Pierre, médecin légiste, vit dans sa voiture sur une aire d’autoroute depuis l’enlèvement de sa fille Lucie, il y a six mois. A la recherche du coupable, il erre, survit, patiente tandis que sa femme Ingrid n’en a plus la force et somnole sur le canapé familial, imbibée d’alcool.
Pascal, lui, travaille au restoroute où il fait figure d’employé modèle. Isolé dans sa surdité suite à un accident de moto, il sert des repas aux clients de passage.
La mécanique du polar s’enclenche lorsque le hasard mène Sylvie et Marc à s’arrêter au restoroute où travaille justement Pascal… Ce couple à la dérive se dispute, l’adultère gangrène leur relation, le ton monte. Exclue de cette discussion d’adultes, leur fille Marie, 12 ans, part faire un tour et disparaît sans laisser d’autre trace qu’un téléphone portable tombé sur l’asphalte…

Récemment couronné du Grand prix de littérature policière, ce roman de Joseph Incardona nous rend complètement accro : le récit nous happe, le rythme nous obsède, saccadé, sec et pourtant poétique. On y croise tour à tour un travelo, un ermite qui récolte les objets trouvés sur l’aire d’autoroute, un directeur de restoroute sans scrupule, une voyante, un prof d’université parti en weekend avec une de ses étudiantes… Nés sous la plume de l’auteur, ces personnages tentent de survivre, en proie à la solitude, à la violence ou au vice, symptômes d’une société malade et déliquescente.

Un très bon roman noir qu’on imagine bien adapté au cinéma…

Marisa, 28/09/2015

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