Tout, chez Carole Fives, m’interpelle. Son écriture à la fois cynique et drôle (dont nous avons déjà parlé ici), son goût pour l’art (n’hésitez pas à lire Camille Claudel, la vie jeune où Carole anime des personnages autour d’une sculpture). Dans C’est dimanche et je n’y suis pour rien, c’est par le titre et la photo de couverture que l’auteur m’a attirée : une femme, représentée de profil, le visage caché par un nuage de plumes, semble attendre que ce nuage s’éloigne de lui-même.Lire la suite »
Étiquette : société
Nous serons des héros de Brigitte Giraud
Nous nous situons dans les années soixante, dans un milieu populaire en banlieue lyonnaise, à la croisée de plusieurs histoires.
Tout d’abord celle intime d’une mère et de son jeune fils contraints à l’exil après l’arrestation et la mort d’un père engagé dans la résistance contre la dictature de Salazar.
Olivio immigre en France avec sa mère, avec pour seul bagage quelques valises, un chat, et leurs souvenirs. A présent il faut apprendre la langue, les codes, le froid du ciel et d’un appartement presque vide. Il faut assumer la dette vis-à-vis de ceux qui ont aidé, il faut travailler, subir parfois la discrétion et les renoncements obligés pour trouver sa place. Il faut encore espérer un foyer qui protège et la bascule de la révolution dans le pays qu’on a douloureusement quitté.Lire la suite »
Ce cœur changeant d’Agnès Desarthe
Lors de la dernière édition de Lire en Poche, Bérengère et Lætitia ont eu le plaisir de s’entretenir avec Brigitte Giraud et Agnès Desarthe, autour du beau sujet Otages intimes dans le souffle de l’histoire. Cette rencontre s’est principalement portée sur leurs deux derniers livres : Nous serons des héros (B. Giraud) et Ce cœur changeant (A. Desarthe), deux romans disponibles en poche. Lors de ce post et le suivant, nous allons donc nous pencher sur ces deux livres, en espérant que ces quelques lignes vous donneront envie de les dévorer…Lire la suite »
Sacrifice de Joyce Carol Oates
Décidément, la romancière américaine Joyce Carol Oates m’impressionne par l’abondance et la qualité de sa production littéraire. J’avais à peine terminé la lecture de Carthage (2015) que Daddy love (avril 2016) trouvait déjà sa place sur la table des libraires, suivi dès octobre 2016 par Sacrifice. Les phénomènes sociaux américains dans lesquels son œuvre s’enracine n’ont pas fini de d’inspirer la romancière…Lire la suite »
