L’Ile du serment de Peter May

peter-may-l-ile-du-sermentLe 5 octobre prochain, dans le cadre du festival Lire en Poche à Gradignan, Florence et Marisa animeront un entretien avec Peter May. L’occasion pour elles de se pencher sur l’œuvre de l’écrivain écossais, connu principalement pour la trilogie de Lewis (L’île des chasseurs d’oiseaux, L’homme de Lewis et Le braconnier du lac perdu). Florence partage ses impressions sur son dernier roman paru le 3 septembre aux Editions du Rouergue.
Lire la suite

Publicités

Enquête et drame amoureux – La Garçonnière d’Hélène Grémillon

helene-gremillon

Argentine. Hiver 1987.
Peu de temps après la fin de la dictature militaire.
Lisandra, l’épouse du psychiatre Vittorio Puig est retrouvée morte en bas de chez elle. Est-elle tombée ? L’a-t-on poussée ? Qui l’a tuée ? Est-ce l’un des patients de Vittorio ? Ou le psychiatre lui-même ?
Eva Maria a beaucoup d’estime pour Vittorio qui la suit depuis trois ans. Elle veut l’aider, et, alors qu’il est arrêté, elle mène son enquête. Mais qui est vraiment Vittorio ? Quels étaient ses liens avec les services secrets de la junte militaire ?
Eva Maria est une des Mères de la place de mai. Elle a une santé mentale fragile depuis la disparition de sa fille. Son fils Estéban vit à côté d’elle sans qu’elle ne le voie. Les découvertes de cette femme vont-elles permettre de sauver son psychiatre ?
J’avais déjà beaucoup aimé Le confident d’Hélène Grémillon. De la même façon, j’ai été happée par cette histoire qui vient creuser dans les failles de l’âme humaine. Jusqu’aux dernières pages on ne sait pas qui est le meurtrier, on doute. A la limite du thriller c’est aussi une réflexion sur le couple et l’inquiétude du sentiment amoureux qui disparaît.

Isa G.
Photo ©Baltel-Sipa

(photo ©Baltel-Sipa)

Du polar ? Oui, mais du polar islandais

indridason drMéfiez-vous : vous ouvrez un livre d’Arnaldur Indridason, vous ne pouvez plus le refermer. Pire encore, une fois que vous l’avez fini, vous cherchez avidement à en lire un autre.
Mais quel est donc la cause de cet engouement ?
Bon, je l’avoue, j’ai déjà éprouvé ce sentiment de reviens-y en feuilletant un Stieg Larsson ou un Camilla Läckberg (sauf pour Cyanure qui n’est vraiment pas bon : intrigue prévisible et enchaînements de clichés qui feraient pâlir d’envie Joël Dicker).

Oui mais… ce cher Arnaldur est islandais.

La neige et les bourrasques de vent à Reykjavik dans La Voix, le glacier de Snaefellsjökull, les fjords, les falaises de Svörtuloft dans La muraille de lave, y a-t-il lieux plus propices au crime ?
Facile alors d’écrire un bon polar lorsqu’on est islandais ?
Que nenni. Car en plus d’être islandais, Arnaldur est doué.
Avec beaucoup de talent, il brosse le portrait de personnages souvent englués dans leur quotidien. Familles disloquées, couples qui battent de l’aile, individus solitaires et tourmentés par leurs souvenirs, à l’image du commissaire Erlendur, personnage principal de ses romans, hanté par son frère disparu lors d’une tempête de neige.

Je n’ai lu pour l’instant que trois livres de ce cher Arnaldur, mais La femme en vert est sans aucun doute celui que j’ai préféré. L’auteur y tisse plusieurs récits, mêle passé et présent, sans ménagement pour le lecteur… qui ne peut absolument pas décrocher.
Bref, si vous n’avez pas encore lu Arnaldur, allez-y ! Vous ne pourrez plus décrocher. Je vais pour ma part lire encore ceux que je n’ai pas lus !!!

Par Marisa