La petite barbare d’Astrid Manfredi

astrid-manfredi-la-petite-barbare-liseuses-de-bordeaux

La petite barbare est le premier roman d’Astrid Manfredi. Il est à l’image du fait divers qui l’a inspiré : brutal et effrayant. Il m’a fallu quelques jours pour me remettre de la lecture de ce roman qui m’a secouée.

Le fait divers, c’est l’assassinat d’un homme après plusieurs jours de torture par un gang – le gang des barbares. Les hommes de ce gang utilisaient une jeune femme pour attirer des hommes, les dépouiller et les torturer. C’est l’histoire de cette jeune femme prostituée que raconte Astrid Manfredi dans La petite barbare.Lire la suite »

Les heures silencieuses de Gaëlle Josse

gaelle-josse-les-heures-silencieuses-j-ai-lu-liseuses-de-bordeaux

Je m’appelle Magdalena van Beyeren. C’est moi, de dos, sur le tableau. […] J’ai choisi d’être peinte, ici, dans notre chambre où entre la lumière du matin.

Nous avons découvert Gaëlle Josse par la lecture de son roman Le dernier gardien d’Ellis Island, livre qui avait provoqué beaucoup d’enthousiasme parmi nous. Cette fois-ci, à tour de rôle, Lætitia et Marisa partagent leur coup de cœur pour son premier roman, écrit en 2011, Les heures silencieuses.

L’histoire. Delft, 1667. Au moment où sa vie est traversée par un terrible drame, Magdalena, femme d’un riche armateur, commence la rédaction de son journal intime.Lire la suite »

Un homme, ça ne pleure pas

faiza-guene-un-homme-ca-ne-pleure-pas-liseuses-de-bordeaux

Le titre est éloquent et évoque, d’emblée, quelques tabous sociétaux et les places bien séparées des hommes et des femmes. Faïza Guène nous offre ici un superbe roman dans lequel nous suivons pas à pas le chaos d’une famille algérienne, empêtrée dans des conflits intergénérationnels nés de l’acculturation.
Un père, ancien cordonnier, analphabète, tente de s’adapter à d’autres destins pour ses enfants. Une mère, une mère « pieuvre », dévorante d’amour autant que nourricière, agrippée à ses propres repères de femme. Des enfants qui grandissent et dont la liberté fait peur.
C’est une jolie histoire de destins croisés, et de frères et sœurs si différents… Le texte est léger, semé d’humour, un texte qui ne juge pas.

Et puis de très beaux passages…

Les joues de ma mère sont douces et encore bien rebondies. Ses rides, ce sont les lignes du livre qu’elle n’a jamais pu écrire. C’est l’histoire de sa vie qui se dessine dans le coin de ses yeux. Les plis sur son front, ce sont autant d’inquiétudes, d’attentes à la tombée de la nuit…

Laetitia, 19/02/2016