Olga et le colonel

olga-et-le-colonel-liseuses-de-bordeauxDans ce troisième roman de Marie-Françoise Raillard, Olga et le colonel, édité aux éditions La fontaine secrète, deux histoires s’imbriquent l’une dans l’autre, deux voix s’entremêlent : celle d’Olga, jeune Polonaise victime de la barbarie nazie, échouée pendant la guerre, on ne sait trop comment, dans la bourgeoise ville de Pau, celle de la narratrice, Marie-Claire Labastide, elle-même originaire de Pau, qui découvre après la mort d’Olga, en lisant les cahiers écrits par celle-ci dès le début de l’Occupation, un aspect  peu reluisant de l’histoire de la famille Labastide.

Deux époques se chevauchent donc, la période de la guerre et de l’après-guerre et la période actuelle. Par contre, il y a dans la majeure partie du roman une quasi unité de lieu puisque l’essentiel de la vie d’Olga, de son arrivée à Pau jusqu’à sa mort, se déroule dans  l’immeuble dont la famille paternelle de la narratrice est propriétaire, où celle-ci est née, a grandi et retourne de temps à autre pour rendre visite à ses parents.Lire la suite »

Comment j’ai appris à lire d’Agnès Desarthe

Voilà un petit livre amusant et instructif, sur lequel je suis tombée un peu par hasard…
Si vous vous intéressez aux processus qui nourrissent le plaisir et l’apprentissage de la lecture, ce récit, bien singulier, vous intéressera sans doute !

Agnès Desarthe nous raconte une part un peu cachée d’elle-même, que les préjugés habituels ne nous laisseraient imaginer…

Comment une auteure dont on perçoit autant la jouissance de l’écriture et celle des mots a-t-elle pu résister aussi longtemps au plaisir de la lecture ? Lire la suite »

Juste la lumière de Pascale Dewambrechies

Juste la lumière de Pascale Dewambrechies dresse le portrait d’une femme face à son destin. Croqueuse d’hommes, libre et indépendante : voici Eva avant qu’elle ne rencontre Dimitri. Lui est son « double masculin ». Metteur en scène, cultivé, libre : il est l’homme de sa vie. Elle l’aime passionnément au point d’être débordée par cette passion dont elle ne sait que faire et semble se ranger à ses côtés. Sa relation fusionnelle avec Dimitri est d’ailleurs sa faille : elle se laisse mener par cet homme narcissique et alcoolique qui la pousse au bout d’elle-même.Lire la suite »

C’est dimanche et je n’y suis pour rien de Carole Fives

Tout, chez Carole Fives, m’interpelle. Son écriture à la fois cynique et drôle (dont nous avons déjà parlé ici), son goût pour l’art (n’hésitez pas à lire Camille Claudel, la vie jeune où Carole anime des personnages autour d’une sculpture). Dans C’est dimanche et je n’y suis pour rien, c’est par le titre et la photo de couverture que l’auteur m’a attirée : une femme, représentée de profil, le visage caché par un nuage de plumes, semble attendre que ce nuage s’éloigne de lui-même.Lire la suite »