Les lumières de Bullet Park

John Cheever (1912-1982), romancier américain peu connu en France, écrivit Bullet Park en 1969. Bullet Park est une ville de banlieue typique du nord est des Etats-Unis dans les années 60. Les hommes partent travailler chaque matin par un train de banlieue alors que leurs épouses restent à la maison. Le culte du matérialisme, le poids des conventions et des apparences font partie de la vie quotidienne : on va à l’église pour y être vu, on s’inscrit dans un club pour montrer sa carte de visite. L’adultère et la boisson sont aussi monnaie courante.

Le roman s’ouvre sur la famille d’Eliot Nailles et son mode de vie. En apparence, rien à signaler, mais en réalité, tous vont très mal : Tony, son fils, refuse de sortir de son lit, n’arrivant pas à affronter son échec scolaire ; Nellie, son épouse, perd pied avec la réalité ; Eliot prend des médicaments pour se donner la force d’aller travailler chaque jour.Lire la suite »

La maîtresse des épices

de Chitra Banerjee Divakaruni, Picquier Poche, 2002

La maîtresse des épices de Chitra Banerjee Divakaruni est un conte où se mêlent magie et parfums des épices. Le lecteur est transporté dans la petite épicerie de Tilo, à Oakland en Californie et suit ses rencontres avec plaisirs. Les clients de Tilo ne voient en elle qu’une vieille femme mais elle est bien plus que cela : elle est maîtresse dans l’art des épices. Elle voit, comprend les maux de ses clients, au-delà de ce qu’ils lui en disent et les soigne avec de savants et parfumés mélanges d’épices de sa composition. Ce roman va au-delà du folklore, de la singularité des coutumes et des clichés sur l’Inde. Lire la suite »

Le bizarre incident du chien pendant la nuit

de Mark Haddon, Pocket, 2010

« Il était 0 h 7. Le chien était allongé dans l’herbe au milieu de la pelouse, devant chez Mme Shears. Il avait les yeux fermés. On aurait dit qu’il courait couché sur le flanc, comme font les chiens quand ils rêvent qu’ils poursuivent un chat. Mais le chien ne courait pas. Il ne dormait pas non plus. Il était mort. Il avait une fourche plantée dans le ventre. » Christopher, autiste de 15 ans, découvre sur une pelouse un chien assassiné. Il décide de se mettre en quête du coupable malgré les difficultés que sa pathologie implique.

Raconté à la première personne, ce récit intrigue plus par le procédé stylistique choisi que par les faits relatés. Il intrigue, mais à force il lasse. Ce roman a beau avoir reçu pléthore de prix et avoir été encensé par la critique, nous l’avons trouvé … barbant.

par Marisa

Extrêmement fort et incroyablement près

De Jonathan Safran Foer, Editions de l’Olivier, 2006

L’Amérique n’en finit pas de « penser » ses plaies après le traumatisme du 11 septembre 2001. Dans ce deuxième roman publié en 2005 aux Etats-Unis, Jonathan Safran Foer imagine l’histoire d’un jeune new-yorkais de 9 ans, Oskar Schell, dont le père est mort dans l’attentat des Twin Towers.

Dans un vase laissé par son père, Oskar trouve une enveloppe sur laquelle est inscrit le mot « Black » à l’encre rouge. A l’intérieur, une clé. Habitué à résoudre des énigmes pour s’amuser, Oskar décide de partir à la recherche de la serrure qu’ouvre cette clé.
En trouvant la serrure correspondante, Oskar est persuadé que sa quête apportera une réponse au message laissé par son père disparu.Lire la suite »