Secret absolu de W. Wilkie Collins

collinsDans un coin d’Angleterre pas très attirant – mais si bien décrit qu’on l’imagine sans problème – se noue, entre personnes de rangs différents, des liens qui seront (ou pas) à l’origine de leur perte.
Paru en France en 1858, un Secret absolu raconte la descente en enfer d’une dame de chambre, Sarah Leason, qui est la seule à connaître un secret mettant en cause la haute société victorienne.
J’avoue : cette écriture du 19ème siècle très alambiquée m’a gonflé au début. Et leur secret, je le voyais venir gros comme une pastèque ! Il n’empêche, je me suis laissé emporter par cette intrigue. Pas étonnant quand on sait que Collins était le mentor d’Hitchcock et considéré comme l’inventeur du thriller moderne (n’en déplaise à son ami et rival Dickens).
Ayez donc le courage de lire ces presque 500 pages, les dernières étant comme du chocolat qui vous fond dans la bouche : un pur bonheur. Au-delà de la découverte du secret, on avance petit à petit vers une description de l’âme humaine à « la recherche du bien, s’il se pouvait qu’il cohabite avec le mal dans le cœur des gens ».
Par Isa G.

Philippe Labro, l’homme pressé

J’ai assisté dernièrement à une conférence donnée par Philippe Labro à l’occasion de la sortie de son livre On a tiré sur le Président, édité chez Gallimard.  Je n’ai jamais lu un seul livre de lui, mais le sujet, l’assassinat de JFK, me passionne.
La salle est comble, la moyenne d’âge avoisine… les 80 ans.
A son arrivée, Philippe Labro est assez froid. On a peine à croire à de la timidité. Il grimace, se plaint de grésillement émis par les deux micros disposés sur la table. On se rappelle alors qu’il est journaliste depuis plusieurs décennies, que c’est un pro.
Lorsque l’animateur l’interroge, Philippe Labro l’interrompt pour rectifier ses propos. Il montre un certain agacement devant ses imprécisions, on se rappelle qu’il a l’habitude de cela, que les interviewes, il connaît cela, il en a lui-même fait des centaines. On le sent peut-être légèrement blasé.

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L’humour nous sauvera

toutLe prix de Flore (distinction littéraire créée par Frédéric Beigbeder en 1994) a été décerné hier à Monica Sabolo, rédactrice en chef des pages culture du magazine Grazia, pour son livre Tout cela n’a rien à voir avec moi publié chez JC Lattès. Ce prix est récompensé par un chèque de 6 100 euros et 365 verres de Pouilly servis dans un verre gravé au nom de l’auteur à consommer au café de Flore.
Il se trouve qu’une amie m’a prêté ce livre la semaine dernière en me disant d’un air gourmand « Tu vas voir, c’est génial ». J’ai ouvert le livre et ….. l’ai refermé une heure plus tard (il est assez court, écrit gros et rempli de photos). Un ovni littéraire donc mais tendre, drôle, émouvant, surprenant, très, très habile et habité. On sent qu’il y a du vécu là-dedans.
L’histoire banale d’une femme qui tombe éperdument amoureuse d’un homme qui ne tombera jamais amoureux d’elle. Erreur d’évaluation fatale pour elle, aventure finalement encombrante pour lui. Je ne vous en dis pas plus, juste un conseil : lisez-le de toute urgence avant que les médias livrent les délicieuses surprises qu’il renferme.
Le genre de livre qu’on offre à ses amies et qui nous fait verser une petite larme sur nos amours mortes…..

Par Hélène