Photographies d’Anne Wiazemsky

abGallimard, 2012

Peu de temps après la publication de son roman Une année studieuse (voir article), Anne Wiazemsky sort chez Gallimard un livre de photographies prises dans les années 1967-1968.
« Au printemps 1967, avec le cachet de La Chinoise, je me suis offert un appareil photo : un Pentax et deux objectifs, un 50 et un 150 mm. Je n’avais pas d’autre ambition que celle de photographier mes proches, ceux que j’aimais. Ils faisaient des films et ça devient très vite une habitude que de me balader, sur les plateaux et à côté, avec mon Pentax en bandoulière. »

Jean-Luc Godard, Jeanne Moreau, François Truffaut, Mireille Darc ou les Stones… Cuba, Harlem,… Anne Wiazemsky dévoile des photos inédites, longtemps oubliées dans une cave.
Ce 5 avril 2013, dans le cadre de l’Escale du Livre de Bordeaux, nous avons pu assister à la lecture-projection de Photographies : la comédienne Alice Butaud lisait le texte et les photographies étaient projetées, parfois sur fond musical.
A la fin de la projection, une Anne Wiazemsky très intimidée est sortie de l’ombre de la salle pour se prêter un court instant au jeu des questions, à la plus grande joie des spectateurs.

par Marisa

Quand Yves Ravey raconte son notaire…

yves raveyActualités littéraires : les 5, 6 et 7 avril 2013 c’était l’Escale du livre à Bordeaux.

Soirée enthousiasmante hier à l’Escale du livre de Bordeaux avec la rencontre de l’auteur Yves Ravey pour la présentation de son dernier livre Un notaire peu ordinaire  paru aux Editions de Minuit ( l’heureux homme !).

Il fallait aimer la littérature pour supporter le froid polaire qui régnait sous la tente pompeusement baptisée « salon littéraire » mais les vaillants auditeurs furent récompensés par la chaleureuse évidence des propos de l’écrivain qui évoqua pour eux la genèse de ses romans.Lire la suite »

Tahar Ben Jelloun – Journal indien

tahar-ben-jelloun1Cet article est paru le 17 février 2013 dans le journal italien La Repubblica. Sa traduction nous est ici proposée par Baptiste Chauveau. 

L’auteur Tahar Ben Jelloun retourne en Inde après vingt années. Il retrouve un pays encore en proie aux violences et aux injustices ‘‘mais qui cherche sa propre voie vers la modernité’’. Dans les notes de voyage que l’écrivain franco-marocain a rédigées  pour  La Repubblica, on découvre les milles contradictions de la plus grande des démocraties.

L’auteur
Tahar Ben Jelloun est né à Fez, au Maroc, en 1944 et vit à Paris depuis 1971. Il a enseigné la philosophie et la psychologie sociale. Parmi ses livres, Le racisme expliqué à ma fille.

Lost in Jaipur, notes éparses du nouveau monde. Vingt années se sont écoulées depuis mon premier voyage en Inde. J’arrivai alors en plein jour. À peine descendu de l’avion, je me souviens avoir éprouvé un choc physique : l’Inde a ses odeurs spécifiques qui accueillent le visiteur et le submergent immédiatement dans un authentique dépaysement. Odeurs d’épices, de parfums, air pollué, senteurs d’une humanité qui vit, se bat et ne s’arrête pas pour te regarder. La vie avec ses rythmes et son mouvement perpétuel. Une vie qu’on arrache avec les dents.Lire la suite »