Nouvelle collection chez Gallmeister

 

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Gallmeister est une maison d’édition exclusivement consacrée à la publication d’auteurs américains. Créée en 2005, elle a contribué à faire connaître en France la littérature des grands espaces, le nature writing, avec des auteurs comme Pete Fromm, Bruce Machart ou David Vann.
Début mars, l’éditeur a lancé une nouvelle collection consacrée au roman noir, neo noir. Nouveau projet éditorial, nouvelle maquette accrocheuse, c’en est plus qu’assez pour éveiller notre curiosité…

Autour du monde de Laurent Mauvignier

laurent-mauvignier-autour-du-monde-liseuses-de-bordeauxMarie-France a lu pour nous Autour du monde de Laurent Mauvignier, sélectionné pour le Prix des lecteurs-Escale du Livre 2015.

A première vue, le dernier roman de Laurent Mauvignier pourrait être considéré comme un recueil de nouvelles si ce n’est que ses quatorze histoires ne sont pas séparées les unes des autres de manière formelle. Elles s’organisent, prennent leur essor et finissent par se dissoudre en un  fondu enchaîné  narratif, dans une autre histoire.

D’abord un peu déconcertant, ce procédé stylistique finit par intriguer, voire amuser, poussant le lecteur à revenir en arrière pour préciser le passage ou même la phrase où se situe le hiatus, l’enjambement qui permet de passer d’un petit monde à un autre, d’un personnage à l’autre, d’une partie du globe à une autre … Lire la suite »

La vérité est-elle toujours bonne à dire ?

Photo AFP
Catherine Millet ©AFP

Il y a foule pour la rencontre avec Catherine Millet chez Mollat, ce jeudi 13 février 2015. De nombreuses personnes appartiennent à la tranche d’âge de l’auteur mais je m’étonne de voir autant d’étudiants. L’un d’eux m’explique que le conférencier est leur professeur d’université : Jean-Michel Devésa.

L’auteur du livre La vie sexuelle de Catherine M. me surprend presque par sa simplicité. Légèrement distante, elle écoute tout autant les questions qui lui sont posées que les bruits de la rue. Cette distance, je la ressentais déjà en lisant ses récits autobiographiques, comme si elle n’était pas concernée mais devenait soudain un objet d’étude. Finalement, tout se recoupe et on reconnaît vite en elle la critique d’art et la femme libérée qui parle de masturbation comme d’autres parleraient de recette de gâteau. J’aime ça et c’est un peu pour cette raison que je suis venue. Elle est intéressante pour avoir osé parler de ses expériences sexuelles dans le détail, ou encore du sentiment de jalousie qui l’a dévoré pendant des années, dans Jours de souffrance.

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