Lettres du Monde, la littérature au plus grand nombre

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Le festival
Lettres du Monde se tiendra à Bordeaux et dans de nombreuses villes de la région du 28 novembre au 7 décembre prochain. Cécile Quintin, sa directrice, nous en dit plus …

Pouvez-vous nous présenter le festival Lettres du Monde ?
Le festival Lettres du Monde a pour objectif de promouvoir les littératures étrangères sur le territoire aquitain. Il se fait en lien avec les professionnels du livre et de la lecture que sont les bibliothèques publiques et les libraires. Nous avons développé des rencontres dans des lieux qui ne sont pas a priori les premiers lieux auxquels on associe le livre, comme le théâtre. Cette année, la soirée d’ouverture se déroulera au Molière-Scène d’Aquitaine. Lettres du Monde est à ma connaissance l’unique projet consacré uniquement aux littératures étrangères. Je tiens beaucoup à l’itinérance car cela permet d’être au plus proche de lecteurs qui n’ont pas toujours la possibilité ni les moyens de se déplacer.

Quel est le thème de cette année ?
Pendant dix années de suite, on s’est attaché chaque année à valoriser la littérature d’un pays. Depuis 2013, on a ouvert la thématique, tout en restant sur les littératures étrangères. Cette année, le thème est D’amour et de guerre. Nous allons recevoir des auteurs grec, bosniaque, islandais, américain, ukrainien, et des auteurs français, ce qui est une nouveauté. Ce qui nous a intéressés dans cette démarche d’accueillir des auteurs français, c’est d’avoir un regard croisé entre l’étranger et la France. L’idée du festival est d’ouvrir au monde par le filtre du livre, de la littérature.

Quels sont vos partenaires ?
Lettres du Monde travaille avec les bibliothèques qui vont décerner leur coup de cœur et aussi avec des librairies indépendantes. L’idée est que les auteurs circulent sur le territoire aquitain, de Bordeaux à Bergerac en passant par le Bassin. On travaille avec La Machine à Lire qui ouvre exceptionnellement le dimanche 30 novembre et avec qui nous organisons un brunch littéraire.

Qu’est-ce que les rencontres autour d’un café, d’un brunch ou d’un apéritif apportent à un festival littéraire ?
La rencontre physique avec un auteur est toujours impressionnante, alors ce type de manifestation permet de désinhiber tout le monde. Cela permet d’attirer le public le plus large possible vers une rencontre avec un auteur. Il y a toujours cette peur de rencontrer un auteur. On se demande : « Et si je n’ai pas lu le livre, est-ce que je peux rencontrer l’auteur ? » Il faut casser cette image très française du monde du livre et de la rencontre avec les auteurs. Pour moi, que l’on soit un grand lecteur ou un petit lecteur, jeune ou vieux, la littérature est pour tous. Les auteurs étrangers sont souvent surpris par notre façon d’aborder la littérature. Ils trouvent qu’on décortique trop. Avec Lettres du Monde, on est dans l’échange, on aborde le texte de manière à enrichir tout le monde.

D’ailleurs, vous faites une place au cinéma avec Le cinéma des écrivains
Oui, les années précédentes, on demandait à l’auteur de lire le début du livre porté à l’écran avant de le diffuser. Cette année, on a un peu modifié la formule : trois écrivains ont choisi un film qui les a marqués et ils expliquent leur choix avant le début de la projection. Pétros Markaris, qui a été scénariste de Theo Angelopoulos présentera Le regard d’Ulysse ; Joseph Boyden a choisi La fureur de vivre ; et Christophe Mileschi, traducteur d’Ascanio Celestini qui malheureusement ne pourra pas venir, présentera le film La brebis galeuse. Le cinéma est un moyen de faire venir au livre, par un autre biais.

Vous avez aussi programmé des lectures…
Il y en a peu cette année pour des raisons budgétaires – je fais toujours appel à des comédiens professionnels. Mais nous demanderons à des auteurs de lire dans leur langue, avec la traduction simultanée par leur traducteur français.

Qui sont les financeurs du festival ?
Le Centre National du Livre, le Conseil régional d’Aquitaine, le Conseil général de Gironde, la Mairie de Bordeaux. L’Université qui accueille trois rencontres participe également. Chaque ville qui reçoit un ou plusieurs écrivains dans le cadre du festival participe aussi, sur la base d’une charte.

Propos recueillis par Florence et Marisa

Programme consultable sur http://www.lettresdumonde.com/

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