Le Japon d’Olivier Adam

kyotoDeux mois après la sortie de son livre Le coeur régulier, Olivier Adam nous transporte à nouveau au Japon, dans Kyoto Limited Express. Cette fois-ci, l’écrivain déroule son récit en dialoguant avec les photographies d’Arnaud Auzouy prises au Japon.

Dans ce récit, l’écrivain Simon Steiner revient au Japon sur les traces de son passé. Du couple qu’il formait avec Marie, il ne reste plus rien : tout a implosé lorsque leur fille Chloé est morte, à l’âge de quatre ans. En souvenir de cette famille disparue, Simon Steiner entreprend un pèlerinage dans le pays où ils avaient séjourné ensemble, avant que le malheur ne les frappe.
Profondément douloureux mais salutaire, ce voyage en compagnie du souvenirs des disparues permet à l’écrivain de remonter à la surface, d’absorber le passé avec une infinie sérénité.Lire la suite »

Des havanes à la Maison-Blanche

styronConstitué de quatorze essais, ce recueil posthume de William Styron a été publié en 2011 grâce à sa veuve Rose et son biographe.
En plus de constituer un témoignage intéressant sur son époque, ce livre présente l’intérêt de mieux appréhender l’oeuvre de cet auteur américain connu du grand public pour Les confessions de Nat Turner ou Le choix de Sophie, tous deux sujets à polémique.

Fumeur de havanes aux côtés de JFK en plein embargo sur les produits cubains, patient traité pour syphilis dans un hôpital militaire en 1944, intellectuel invité à la cérémonie d’investiture de François Mitterrand, William Styron revient sur les sujets qui lui sont chers : l’esclavage et la ségrégation raciale, la sexualité dans une société puritaine, la guerre, l’appréhension de sa propre mort.Lire la suite »

Jayne Mansfield 1967

Jayne Mansfield – DR

Simon Liberati, Grasset, 2011

Aux basses heures de la nuit, le 29 juin 1967, sur un tronçon de la route US 90 qui relie la ville de Biloxi à La Nouvelle-Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé, modèle 66, se trouva engagée dans une collision mortelle.
Ainsi commence cet hommage fétichiste du sulfureux Simon Liberati, récompensé en 2011 par le prix Femina.

L’auteur nous avait déjà prévenu dans une interview accordée en 2009 au Nouvel Obs: Mon goût de la décapitation ne me vient pas de Marie-Antoinette, mais de la blonde Jayne Mansfield, morte décapitée dans un accident de voiture. Fixation oedipienne: enfant, j’allais avec papa à la sortie des Folies-Bergère, dans un café. Entre deux spectacles, maman sortait en peignoir. Elle était très maquillée et teinte en blonde.

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