C’était dimanche 6 avril 2014, place Pierre Renaudel, face au TNBA à Bordeaux. Il était dix heures, il faisait beau. Attablées sous un platane, deux Liseuses préparaient les questions destinées à Erri de Luca qu’elles devaient rencontrer dans la matinée.
Dans la quiétude du matin, un homme marchait. Les Liseuses reconnurent en lui le célèbre écrivain et saisirent leur chance. « S’il repasse, on lui propose de boire un café avec nous » lança hardiment l’une d’entre elles.Lire la suite »
C’est un voyage à travers l’Italie que nous avons fait vendredi 4 avril grâce à Alfred et ses amis. L’Escale du livre lui a donné carte blanche pour cette soirée magique. Rappelons qu’Alfred a reçu le prix du meilleur album au festival d’Angoulême cette année pour Come Prima… on s’en réjouit ! Vous n’étiez pas là […]
Besoin de nouvelles idées de lectures ? Natacha, libraire à la librairie Les Saisons à la Rochelle, a accepté de répondre à nos questions.
Quel est l’auteur qui vous a donné l’envie d’être libraire ?
C’est Annie Ernaux qui m’a fait entrer dans la littérature des auteurs vivants. J’étais en fin de collège, j’ai emprunté le livre Une femme à la mère de ma meilleure amie… un vrai bouleversement. Il n’y avait donc pas que les classiques alors… Depuis, je garde une tendresse particulière pour cet auteur à l’écriture si délicate.
Quel livre de la rentrée littéraire nous conseillez-vous de lire ?
Un grand coup de cœur pour le livre de Nicolas Clément : Sauf les fleurs paru aux éditions Buchet-Chastel à la rentrée littéraire de septembre 2013.
Un drame familial très court, intime, une écriture étonnante qui vous donne envie de le relire. Un petit bijou et surtout c’est son premier roman !
Y a-t-il un auteur méconnu que vous aimeriez nous faire découvrir ? J’adore Frederick Exley que la France découvre depuis peu car il n’avait jamais été traduit jusqu’en 2011, aux éditions Monsieur Toussaint Louverture.
Né en 1929 aux États-Unis, il connaît un succès critique en 1964 lorsque paraît Le dernier stade de la soif, sorte d’auto-fiction sur un personnage, lui-même, ivrogne passionné par la littérature, incapable de vivre en société, qui oscille entre petits boulots et séjours en hôpital psychiatrique. Une sorte de loser magnifique, à la fois répugnant et attachant. Bref, il faut lire ce livre surprenant !
Lors de sa venue à Bordeaux, Arnaud Cathrine nous a accordé cet entretien, le 23 janvier 2014, en toute simplicité.
Beaucoup de vos livres s’ouvrent sur une citation en exergue. Est-ce important pour vous de mettre votre texte en résonance avec le texte d’un autre auteur ? Oui. Je l’ai fait depuis le début. Dans Nos vies romancées d’ailleurs, je rends hommage à un certain nombre d’auteurs de chevet. En tant qu’auteur et en tant qu’individu, je suis un grand admirateur. Je trouve très exaltant d’admirer et de se nourrir des autres. Ce n’est pas citer pour citer. Certains textes ont été accompagnés et nourris par des auteurs. Ce sont des miroirs éclairants pour le lecteur. Et ce sont des dettes, tout simplement. Je crois que je pourrais même m’en tenir à cela, ce sont des reconnaissances de dettes. Citer un auteur, c’est signifier d’emblée que quelqu’un nous a aussi aidé à aller là où on est allé.Lire la suite »