Géographie d’un père, de Pascale Dewambrechies

Dans son troisième roman, Géographie d’un père, paru aux éditions Passiflore en novembre 2022, Pascale Dewambrechies met en exergue une citation de Marguerite Duras : « Ecrire, c’est écrire sur soi. » L’imagination n’existe pas. Son livre, qui se présente pourtant comme un roman avant d’être un récit autobiographique, est le plus personnel de ses trois ouvrages. C’est une vibrante adresse au père disparu. Un père qui s’est éloigné d’elle lorsqu’elle avait 14 ans, mais dont elle a croisé à nouveau le chemin peu de temps avant sa mort, après 25 ans de silence.

Ta mort qui nous sépare, me fait toucher tout ce vide. Immense. Je me demande comment je l’ai comblé, qu’est-ce que j’y ai mis.

La mort du père l’a fait resurgir dans sa vie. Au fil des années qui ont suivi cette ultime rencontre, où rien n’a été dit – nous avons trop à nous dire pour nous dire quelque chose – elle va peu à peu prendre conscience du mal-être que l’absence du père a imprimé en elle, de ce qui souterrainement a produit du malheur.

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Le bureau d’éclaircissement des destins, de Gaëlle Nohant

Gaëlle Nohant est une romancière que j’affectionne particulièrement depuis son livre La part des flammes, sorti en 2015. Elle y raconte le destin de trois figures féminines essayant de se reconstruire suite au tragique incendie du bazar de la Charité qui a eu lieu le 4 mai 1897 à Paris. Ce drame a fait à l’époque de nombreuses victimes et endeuillé le tout Paris. Gaelle Nohant fait revivre le Paris du 19e, avec des personnages charismatiques et dignes qui veulent prendre en main leur destin. Dans La femme révélée, roman écrit en 2020, elle construit le personnage d’Eliza, épouse et mère d’un petit garçon qui décide de quitter une vie dorée américaine pour se construire une nouvelle identité dans un Paris de l’après-guerre. Elle devient Violet, une femme libre qui  va se réinventer en vivant en accord avec ses désirs et ses convictions. Elle y connait la puissance de l’amitié, la passion amoureuse, la beauté d’une vie qu’on se choisit. Mais cette liberté durement acquise n’efface pas la blessure profonde laissée par l’abandon maternel. Vingt ans après sa fuite, elle tentera de le retrouver .

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Affliction, de Russel Banks

A l’annonce de la mort de Russel Banks, en janvier dernier, j’ai eu envie de relire cet écrivain sensible et engagé. J’ai retrouvé dans mes rayonnages son roman, Affliction, paru en 1992 chez Actes Sud.

Affliction est un roman très noir qui se passe en Nouvelle-Angleterre, région située au nord-est des Etats-Unis, la plus ancienne région de l’Union sur le plan historique, non loin du Canada. C’est là que l’auteur est né, dans le Massachusetts. Une de ces régions où l’hiver, très rigoureux, s’installe pour de longs mois dans un paysage somptueux de collines, de forêts et de lacs et engloutit tout sous un épais manteau de neige. Lawford est une toute petite ville, isolée par la neige de tout centre urbain un tant soit peu important. Cette permanence du froid et de la neige fait ressortir l’ambiance glauque du lieu décrit comme « le trou-du-cul du monde ».

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Les gens de Bilbao naissent où ils veulent, de Maria Larrea

Dans ce roman, Maria Larrea, réalisatrice et scénariste franco-espagnole qui vit à Paris, nous raconte son histoire familiale. Ce premier roman salué par la critique est donc une auto-fiction où s’entrelacent deux fils narratifs : l’un évoque la naissance et l’enfance des parents de Maria, l’autre sa propre enfance puis la découverte bouleversante qu’elle fait à l’âge adulte qui la projette dans la quête quasi-obsessionnelle de ses origines. L’histoire souvent rocambolesque, mais vraie, de trois destins marqués par le même événement.

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