Sacrifice de Joyce Carol Oates

joyce-carol-oates-sacrifice-liseuses-de-bordeauxDécidément, la romancière américaine Joyce Carol Oates m’impressionne par l’abondance et la qualité de sa production littéraire. J’avais à peine terminé la lecture de Carthage (2015) que Daddy love (avril 2016) trouvait déjà sa place sur la table des libraires, suivi dès octobre 2016 par Sacrifice. Les phénomènes sociaux américains dans lesquels son œuvre s’enracine n’ont pas fini de d’inspirer la romancière… Lire la suite

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Interview d’Astrid Manfredi

Lauréate du prix du premier roman au festival de Chambéry pour La petite barbare, livre dont nous avons déjà parlé ici, Astrid Manfredi a accepté de revenir pour nous sur son écriture. Une occasion d’en savoir plus sur la fabrique de ce roman fort, très fort…

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Pourquoi avoir choisi un fait divers comme sujet de votre premier roman ?
Astrid Manfredi
  Ce n’est pas tant le fait divers qui m’a intéressée, d’ailleurs le roman ne déploie pas l’affaire du gang des barbares dans son entièreté – ça ne m’intéressait pas au regard du halo d’horreurs qui entoure cette histoire.
Ce qui m’a intéressée, c’est la jeune femme qui servait d’appât et qui était sous l’emprise du leader du gang. Et plus particulièrement, c’est la liaison de cette jeune femme avec le directeur de la prison qui m’a intéressée et que j’ai découverte dans un entrefilet d’un journal : j’ai trouvé que c’était un matériau romanesque incroyable. Lire la suite

La petite barbare d’Astrid Manfredi

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La petite barbare est le premier roman d’Astrid Manfredi. Il est à l’image du fait divers qui l’a inspiré : brutal et effrayant. Il m’a fallu quelques jours pour me remettre de la lecture de ce roman qui m’a secouée.

Le fait divers, c’est l’assassinat d’un homme après plusieurs jours de torture par un gang – le gang des barbares. Les hommes de ce gang utilisaient une jeune femme pour attirer des hommes, les dépouiller et les torturer. C’est l’histoire de cette jeune femme prostituée que raconte Astrid Manfredi dans La petite barbare. Lire la suite

Une si jolie petite fille de Gitta Sereny

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Peut-on juger une enfant criminelle de 11 ans de la même manière qu’un adulte ? Voilà la question que pose ce livre.
En 1968, Mary Bell, 11 ans, est arrêtée, jugée et condamnée pour le meurtre de deux petits garçons âgés de 3 et 4 ans. Ces deux assassinats et le procès qui va suivre déclenchent un déferlement de haine de la part de la population, comme des médias, envers la jeune fille.
La journaliste Gitta Sereny couvre le procès. Une question la hante alors : comment peut-on juger cette enfant comme un adulte devant une cours d’assise, en public, sans se demander ce qui a pu l’amener à commettre ces crimes affreux ?
Mary Bell sera condamnée à perpétuité. Elle effectuera la première partie de sa peine dans un centre pour adolescent puis, à partir de 16 ans, elle sera envoyée en prison. Elle sera libérée en conditionnelle à 23 ans, sans avoir jamais bénéficié d’un suivi psychologique. Lire la suite

Autour de Flic Ou Caillera, garde à vue avec Rachid Santaki

DR

Les livres de Rachid Santaki se lisent comme on écoute du rap. Flic Ou Caillera nous entraîne, comme ses deux romans précédents, dans la banlieue, celle « qui craint », où planent la drogue, la violence et la peur.
Parce qu’ils décrivent les cités de Saint-Denis, avec leurs caïds sans gloire et leur langage hip-hop, les polars de Rachid Santaki font mouche a-t-on pu lire dans Le Monde.
Les romans de Santaki, on les aime… ou on ne les aime pas. Parce qu’il faut s’y plonger, adhérer à son langage imagé utilisant le verlan, l’argot manouche et l’arabe. Mais l’art du romancier n’est-il pas de créer une atmosphère qui nous entraîne dans des lieux inconnus ou lointains ? Pour nous, c’est un pari réussi. Lire la suite