J’ai assisté dernièrement à une conférence donnée par Philippe Labro à l’occasion de la sortie de son livre On a tiré sur le Président, édité chez Gallimard. Je n’ai jamais lu un seul livre de lui, mais le sujet, l’assassinat de JFK, me passionne.
La salle est comble, la moyenne d’âge avoisine… les 80 ans.
A son arrivée, Philippe Labro est assez froid. On a peine à croire à de la timidité. Il grimace, se plaint de grésillement émis par les deux micros disposés sur la table. On se rappelle alors qu’il est journaliste depuis plusieurs décennies, que c’est un pro.
Lorsque l’animateur l’interroge, Philippe Labro l’interrompt pour rectifier ses propos. Il montre un certain agacement devant ses imprécisions, on se rappelle qu’il a l’habitude de cela, que les interviewes, il connaît cela, il en a lui-même fait des centaines. On le sent peut-être légèrement blasé.
Catégorie : Gallimard
Le grand sommeil de Raymond Chandler
Dans les entretiens qu’ils accordent à la presse, les écrivains américains contemporains citent souvent deux ou trois auteurs qu’ils considèrent comme majeurs, comme Mark Twain ou William Faulkner. Le nom de Raymond Chandler apparaît souvent, considéré avec Dashiell Hammett comme l’un des fondateurs du roman noir.
Curieuse de lire cet auteur afin d’en comprendre la filiation, j’ai entrepris la lecture de son roman Le grand sommeil, traduit par Boris Vian en 1948. Le choix de ce livre me paraissait évident parce qu’il était le premier roman de Chandler et qu’il marquait la première apparition du détective privé Philip Marlowe, plus tard sublimé à l’écran par Humphrey Bogart.Lire la suite »
« Je suis profondément un lecteur plutôt qu’un écrivain »
J’appartiens à une lignée de professeurs du côté de ma mère, une lignée de musiciens du côté de mon père. Je n’ai jamais songé à me hisser socialement parce que cela – être lettré, être musicien – me paraissait le plus haut du monde. Cela me paraît toujours le plus haut du monde.
La librairie Mollat accueillait Pascal Quignard pour une conférence autour de ses deux derniers ouvrages : L’origine de la danse et les Leçons de solfège et de piano.Lire la suite »
Photographies d’Anne Wiazemsky
Peu de temps après la publication de son roman Une année studieuse (voir article), Anne Wiazemsky sort chez Gallimard un livre de photographies prises dans les années 1967-1968.
« Au printemps 1967, avec le cachet de La Chinoise, je me suis offert un appareil photo : un Pentax et deux objectifs, un 50 et un 150 mm. Je n’avais pas d’autre ambition que celle de photographier mes proches, ceux que j’aimais. Ils faisaient des films et ça devient très vite une habitude que de me balader, sur les plateaux et à côté, avec mon Pentax en bandoulière. »
Jean-Luc Godard, Jeanne Moreau, François Truffaut, Mireille Darc ou les Stones… Cuba, Harlem,… Anne Wiazemsky dévoile des photos inédites, longtemps oubliées dans une cave.
Ce 5 avril 2013, dans le cadre de l’Escale du Livre de Bordeaux, nous avons pu assister à la lecture-projection de Photographies : la comédienne Alice Butaud lisait le texte et les photographies étaient projetées, parfois sur fond musical.
A la fin de la projection, une Anne Wiazemsky très intimidée est sortie de l’ombre de la salle pour se prêter un court instant au jeu des questions, à la plus grande joie des spectateurs.
par Marisa
