Le carnet de voyage : un genre littéraire à (re)découvrir

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L’association Lettres du Monde organise pour la deuxième année les Rencontres du Carnet de Voyage : elles se dérouleront les 3 et 4 décembre prochains au Marché des Douves, à Bordeaux.

Le carnet de voyage n’est pas un genre nouveau. Il a été maintes fois utilisé pour rendre compte d’un voyage, dans son acception la plus large, qu’il s’agisse de l’exploration d’une terre inconnue, d’un voyage intérieur ou d’un voyage initiatique. Qu’ils soient réalisés par des écrivains, comme le célèbre Voyage en Orient d’Alphonse de Lamartine, ou par des explorateurs modernes, ils rendent compte d’une certaine perception du monde. Leur format, à mi-chemin entre le journal de bord et le carnet d’illustrateur, en fait un bel objet, agréable à feuilleter, facile à offrir…

L’illustrateur Alfred, les carnettistes Stéphanie Ledoux et Reno Marca participeront à cette édition et présenteront leur travail. Mais les Rencontres du Carnet de voyage laissent aussi la place à des expressions plus contemporaines : une performance avec Guillaume Mouton dit Mouts de l’émission Nus et Culottés aura lieu samedi à midi, suivie d’une discussion sur l’utilisation du numérique dans la création du carnet de voyage. L’exposition photographique Osons la Pause ! donnera le ton du week-end.

Le programme : ici

Florence, 1er décembre 2016

Quatuor d’Anna Enquist

anna-enquist-lettres-du-monde-2016-liseuses-de-bordeauxAnna Enquist est invitée cette année au festival Lettres du Monde. Florence animera trois rencontres à ses côtés et nous parle de son dernier roman, Quatuor, publié chez Actes Sud.

Quatuor d’Anna Enquist est un beau roman sur l’amitié dans lequel la musique joue un rôle majeur. Chaque personnage souffre d’un manque, d’une perte et trouve dans sa pratique un espace d’apaisement.

Le quatuor dont il est question est formé d’Hugo, de sa cousine Heleen et d’un couple d’amis, Jochem et Caroline. Hugo est en pleine déroute professionnelle. Il est le directeur du Centre, qui fut autrefois le Palais de la Musique, mais qui n’est plus qu’un lieu loué aux entreprises désireuses de profiter de sa situation exceptionnelle dans la ville pour organiser séminaires et autres colloques… Heleen compense son mal-être en correspondant avec des prisonniers et en pensant naïvement que la sollicitude suffit aux relations humaines; quant à Jochem et Caroline, ils se perdent dans le chagrin et la culpabilité depuis la mort de leurs deux fils dans un accident d’autocar.Lire la suite »

Le festival Lettres du Monde va commencer !

lettres-du-monde-2016-afficheLes Liseuses que nous sommes sont dans les starting-blocks : à partir du samedi 17 novembre et jusqu’au 27, pas moins de 15 auteurs vont circuler à Bordeaux et en Nouvelle Aquitaine, à la rencontre des lecteurs.

Les Américains Ron Rash et Jake Adeltsein ont répondu présents à l’invitation de l’association Lettres du Monde, qui organise ce festival, comme la Néerlandaise Anna Enquist, la Belge Lieve Joris, le Colombien Alberto Salcedo Ramos, la Mauricienne Nathacha Appanah, l’Algérien Kamel Daoud, pour ne citer qu’eux… Ils croiseront les auteurs français Négar Djavadi et Christian Garcin au cours de rencontres placées sous le thème de la Liberté.

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Rencontre avec Phil Klay

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Florence et Phil Klay, 27 novembre 2015 ©Liseuses de Bordeaux

Dans le cadre du festival Lettres du monde, nous avons interviewé Phil Klay à la médiathèque de Saint-Médard-en-Jalles. Un moment inoubliable avec un écrivain éminemment sympathique qui nous parle de son livre puissant Fin de mission. Extraits.

Fin de mission est un recueil de nouvelles. Pourquoi avoir choisi ce genre ?
Phil Klay :
Il y a plusieurs raisons. La première est qu’on a souvent une vision trop étroite de ce qu’est un soldat. Quand on pense à la Première Guerre mondiale, on pense à la guerre de tranchée, quand on pense à la guerre du Vietnam, on pense aux patrouilles dans la jungle, et on rattache ainsi chaque guerre à une image. Mais la guerre moderne est beaucoup plus complexe. Il y a une énorme organisation que je voulais montrer à travers toute une gamme de métiers : un aumônier, un soldat chargé des affaires mortuaires, un artilleur, etc. Cela m’a permis d’étudier une même question sous des angles différents.
Finalement, il y a une sorte de tradition dans les écrits sur la guerre, qui consiste à considérer ce que dit le vétéran pour vérité. J’ai un problème avec cette tradition; c’est pourquoi j’ai voulu qu’il y ait douze narrateurs, qui ne sont pas tous d’accord avec ce qu’est la guerre ou la politique. J’ai pensé que ça laisserait un espace pour que les lecteurs s’identifient ou non avec un personnage.Lire la suite »