Les vieux ne pleurent jamais

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Judith Hogen, soixante-dix ans, est une actrice à la retraite, et surtout veuve depuis une année. Elle semble avoir quitté le monde, celui Brooklyn où elle vit, celui de son passé artistique à New York, celui d’une famille qu’elle a peu à peu abandonnée en quittant la France, bien des années auparavant. Elle apparaît comme recluse dans les objets du passé conjugal, en proie à une solitude qu’elle supporte aussi mal que les présences un peu débordantes de vie ou simplement insistantes, comme celle de sa voisine Janet Shebabi.Lire la suite »

La petite barbare d’Astrid Manfredi

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La petite barbare est le premier roman d’Astrid Manfredi. Il est à l’image du fait divers qui l’a inspiré : brutal et effrayant. Il m’a fallu quelques jours pour me remettre de la lecture de ce roman qui m’a secouée.

Le fait divers, c’est l’assassinat d’un homme après plusieurs jours de torture par un gang – le gang des barbares. Les hommes de ce gang utilisaient une jeune femme pour attirer des hommes, les dépouiller et les torturer. C’est l’histoire de cette jeune femme prostituée que raconte Astrid Manfredi dans La petite barbare.Lire la suite »

Popa Singer de René Depestre

popa-singer-rene-depestreQuand le loa tient Moma Popa…

On retrouve beaucoup de poésie dans le dernier ouvrage de René Depestre, Popa Singer. Ce livre peut se définir comme une chronique de l’auteur en Haïti en 1957, époque où Duvalier prend le pouvoir et installe une dictature.
René Depestre raconte sa confrontation au tyran qu’il a bien connu. Lorsque celui-ci lui propose un poste dans son gouvernement, il se retrouve pris entre deux feux : la seule liberté possible pour le poète est la voie du communisme.
Par son écriture aussi flamboyante que les carnavals de son île, René Depestre dénonce toute l’absurdité et la cruauté des ambitions de « Papa Doc ».
Et puis, il y a le loa (un esprit) qui s’incarne dans Moma Popa, la mère du poète, pour crier quelques vérités politiques mais aussi et surtout pour protéger ses enfants de la folie duvaliesque.

Bérengère, 13/04/2016