Évariste Galois… Ce nom ne vous dit sans doute pas grand chose, mais il figure au panthéon des mathématiciens. Mort à vingt ans dans un duel, ce jeune homme inconnu du grand public a eu le temps de révolutionner les mathématiques, rien que cela. François-Henri Désérable lui consacre son premier roman, Évariste, publié chez Gallimard début 2015.
Catégorie : Roman
Depuis que la samba est samba
Voilà un roman qui nous transporte au cœur de Rio de Janeiro dans les années 20, au moment de la création de la samba.
Le quartier malfamé de l’Estacio, repères des malandros et des prostituées, rassemble musiciens, poètes et adeptes de la samba. Parmi les habitués : Sodré, blanc, portugais et fonctionnaire de la banque du Brésil, et son rival Brancura, souteneur de Valdirène, belle créature aimée des deux hommes.
On y croise aussi Ismaël Silva, fondateur de la première école de samba, ou Francisco Alves, chanteur vedette de ces années-là.
L’intrigue se déroule dans un quartier pauvre et violent, mais ce récit est tout sauf triste. Sensualité et chaleur rayonnent dans les ruelles, portées par la musique et la danse, irradiant les corps des protagonistes. La jalousie amène à des batailles de capoeira. La religion se mêle aux anciennes croyances, à la magie venue d’Afrique, avec ses esclaves.
L’écriture de Paulo Lins est rythmée, poétique, crue et chaude. On prolonge la lecture en écoutant les airs de samba conseillés par l’auteur en fin de roman.
Un beau voyage au Brésil……
Édith 24/05/2016
Les gens dans l’enveloppe
Voilà, à mes yeux, une pure réjouissance !
J’ai découvert ce livre à l’occasion de l’Escale du livre, ce printemps. Un peu par hasard, intriguée par le titre de la présentation de deux livres et auteurs qui cheminent entre récit imaginaire et vérité historique, et ne s’en cachent pas ! Bien au contraire….
Je ne connaissais pas Isabelle Monnin et j’ai très envie de découvrir ses autres livres.
Le procédé littéraire est original : l’auteure achète sur internet un lot de photos d’une famille qu’elle ne connaît pas, et dont elle ne sait rien. Elle décide d’explorer ces prises de vues banales, vieillies et mal cadrées, ces polaroids qui figent toutes sortes d’instants et d’expressions, pas toujours au bénéfice des sujets. Naissent ceux qu’elle nomme « les gens de l’enveloppe ».Lire la suite »
Le nouveau nom d’Elena Ferrante
Le nouveau nom est le titre du second volume de la saga napolitaine d’Elena Ferrante, auteure italienne dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’elle désire rester dans l’anonymat…
Nous avons déjà évoqué le premier tome de ce vaste récit intitulé L’amie prodigieuse. Pour rappel, ces romans peuvent se lire comme la chronique d’un quartier populaire de Naples dans la deuxième moitié du 20e siècle. Ils déroulent le quotidien de petites gens, ouvriers et artisans, confrontés aux problèmes de pauvreté et de promiscuité, dont la vie est réglée par les valeurs traditionnelles de la famille, soumise aux lois du patriarcat.Lire la suite »

