Soufi, mon amour

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Dans Soufi mon amour, deux histoires se superposent. L’histoire d’Ella, 40 ans aux Etats-Unis en 2008 : bilan sur sa vie, ses enfants, ses croyances en Dieu, la vie, l’amour. Elle démarre un travail de lectrice pour une agence littéraire de Boston. C’est ainsi qu’elle est amenée à lire Doux blasphème, l’histoire qui unit au XIIIème siècle deux hommes en Turquie. Rûmi, poète érudit considéré encore aujourd’hui comme un guide par tous les musulmans. Et Shams, un derviche errant. « Leur rencontre bouleversa leurs deux vies. Elle marqua aussi le début d’une amitié solide et unique que les soufis des siècles à venir comparèrent à l’union de deux océans ».Lire la suite »

Une lecture performance pour fêter les 5 ans du Prix Lire en Poche

Deux auteurs primés nous ont fait le plaisir d’être présents, samedi dernier, pour cette lecture performance du Théâtre du Petit Rien : Virginie Ollagnier, pour Rouge argile, 2013 et Lionel Salaün, pour Le retour de Jim Lamar, 2012.

Accompagnés de saxophone et contrebasse, de photos projetées (Eva Sanz), ces lectures extraites des cinq livres lauréats, nous ont transportés au-delà des textes. Une émotion forte vécue aussi par les auteurs présents. «J’ai d’ailleurs du mal à revenir parmi vous» nous a confié Lionel Salaün. Lire la suite »

Secret absolu de W. Wilkie Collins

collinsDans un coin d’Angleterre pas très attirant – mais si bien décrit qu’on l’imagine sans problème – se noue, entre personnes de rangs différents, des liens qui seront (ou pas) à l’origine de leur perte.
Paru en France en 1858, un Secret absolu raconte la descente en enfer d’une dame de chambre, Sarah Leason, qui est la seule à connaître un secret mettant en cause la haute société victorienne.
J’avoue : cette écriture du 19ème siècle très alambiquée m’a gonflé au début. Et leur secret, je le voyais venir gros comme une pastèque ! Il n’empêche, je me suis laissé emporter par cette intrigue. Pas étonnant quand on sait que Collins était le mentor d’Hitchcock et considéré comme l’inventeur du thriller moderne (n’en déplaise à son ami et rival Dickens).
Ayez donc le courage de lire ces presque 500 pages, les dernières étant comme du chocolat qui vous fond dans la bouche : un pur bonheur. Au-delà de la découverte du secret, on avance petit à petit vers une description de l’âme humaine à « la recherche du bien, s’il se pouvait qu’il cohabite avec le mal dans le cœur des gens ».
Par Isa G.

Barbara Constantine, Frédérique Deghelt Interview croisée

FD FB copieProfitant de la venue de Barbara Constantine et Frédérique Deghelt au salon LIRE EN POCHE de Gradignan, nous vous avons concocté une petite interview croisée. Se basant sur leurs livres Et puis Paulette de Barbara Constantine et La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt, cette conversation avait pour thème « les relations entre les générations ».

Le livre de F. Deghelt raconte l’histoire d’une jeune femme qui enlève sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite. Ce livre semble nous poser cette question : « Et si nous pouvions changer les choses ? Vivre notre vie autrement : qu’en ferions-nous ? »

Celui de B. Constantine parle de Ferdinand, de sa ferme qui se remplit : un ami devenu veuf, deux vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés. Et puis, Paulette… est une histoire d’amour, d’amitié et de solidarité.

Chacune, avec ses mots, nous a répondu, pour notre plus grand plaisir et le vôtre.

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre des personnes âgées comme personnages principaux de vos livres ?

FD : Pour ma part, ce n’est pas du tout comme cela que ça marche. Je ne choisis pas une personne et son âge, ou un thème sur lequel écrire. Ce sont les personnages qui viennent vers moi et cette fois en l’occurrence, Jade qui s’est pointée la première, me décrivant la situation qui m’a permis de tirer un fil. « J’ai trente ans, on va mettre ma grand-mère dans une maison de repos, je l’adore, ça me révulse, je l’enlève et je la ramène chez moi ». Lire la suite »