La bicyclette statique

de Sergi Pamiès

Editions Jacqueline Chambon, 2011.

Un article repéré dans le magazine Causette ma donné envie de feuilleter le nouveau livre de cet auteur catalan, traducteur d’Echenoz, de Toussaint et d’Amélie Nothomb.

La fantaisie du titre m’a plu, et je n’ai pas hésité bien longtemps avant d’acquérir ce recueil de nouvelles, dont aucune ne parle de bicyclette, encore moins de bicyclette statique… Et je n’ai pas été déçue.

Certes, il serait faux de dire que j’ai tout aimé dans ce livre, mais beaucoup de nouvelles m’ont plu par leur poésie, leur humour insolite ou leur douce nostalgie.

Tout le long de ce recueil, l’auteur apostrophe le lecteur, le prend par la main pour l’emmener au coeur de vies et décors imaginaires. Ainsi baladé de récit en récit, le lecteur avance de surprise en surprise et doit marquer un temps de pause entre chaque nouvelle, pour mieux la laisser agir, pour la savourer.

Si je devais choisir deux nouvelles, ce serait sans aucune hésitation « Une année de chien équivaut à sept années d’être humain » et « Mister Trujillo ».

A lire donc, avec délectation !!!

par Marisa

Wilt 1

Tom Sharpe

10/18, 1976

« Ou comment se sortir d’une poupée gonflable et de beaucoup d’autres ennuis encore ». L’auteur, un des grands humoristes anglais contemporains, a reçu le Grand prix de l’humour noir pour l’ensemble de son œuvre. Wilt, professeur de culture générale dans un lycée professionnel à Londres, ce qui justifierait à soi seul la crise de la quarantaine qu’il traverse, est affublé d’une femme trop énergique qui l’épuise. Voici le point de départ d’une aventure décoiffante où il sera question d’une poupée gonflable et d’envie de meurtre. C’est souvent très drôle, à la fois délirant, grossier et subtil. Je ne m’explique pas encore ce mystère, peut-être pourrez-vous m’éclairer ?

Isabelle

Que font les rennes après Noël

de Olivia Rosenthal

2011, Editions Verticales

Autre récit d’émancipation ou comment s’affranchir du désir parental, du conforme et de la norme. La force de ce récit à teneur autobiographique tient à la singularité de la forme littéraire créée par Olivia Rosenthal. Un ton décalé, distancié et rationnel, qui dans un premier temps déconcerte le lecteur pour, finalement, l’amener à ressentir l’impitoyable machine à écraser le désir que constitue la plupart de nos éducations…..Parfois cruellement drôle ….Un roman édifiant couronné cette année par le prix du Livre Inter.

Hélène

Le chagrin

de Lionel Duroy

J’ai lu, mai 2011

Je n’avais jamais lu Lionel Duroy mais je croisais régulièrement son nom et ses titres dans des articles de presse. La perspective des vacances me fit chercher un roman bien dense, je choisis « Le chagrin », 734 pages dont je ne savais rien. A peine la lecture entamée, me voici happée par un récit autobiographique tellement extraordinaire que j’ai dû à plusieurs reprises me rappeler que les personnages et les situations rapportés par l’auteur avaient réellement existés !

De la naissance de l’auteur au sein d’une famille qui comptera jusqu’à 11 enfants jusqu’à l’acte d’émancipation final, le récit rend compte du combat acharné pour exister  ….ou comment se libérer des liens du sang. Magistral  et poignant !

Hélène