La dernière fugitive

tracy-chevalier-la-derniere-fugitive-liseuses-de-bordeauxC’est à une jeune fille que Tracy Chevalier, auteur américain vivant en Angleterre, donne le premier rôle dans son dernier roman La dernière fugitive, tout comme elle l’avait fait dans ses oeuvres précédentes.

Honor, une très jeune quaker anglaise, naïve et inexpérimentée, va  découvrir,  en exil, loin du cocon familial, les contradictions inhérentes à chaque communauté et à chaque être humain. Elle y trouvera la force de grandir et de se positionner dans sa vie d’adulte.Lire la suite »

Les appartements d’Indochine

les-appartements-d-indochine-stephane-boudy-liseuses-de-bordeauxAvec Les appartements d’Indochine de Stéphane Boudy (Editions Gunten) le lecteur suit un professeur de philosophie dans sa quête d’appartements censés lui procurer des revenus devant lui permettre de vivre de sa plume. Plume qu’il laisse régulièrement traîner du côté de l’Indochine.
Le roman est construit autour des personnages croisés par le narrateur, soit lors de ses recherches d’appartements, soit au cours de son travail de mémoire sur la guerre d’Indochine.
Même si les portraits des banquiers et autres notaires sont jubilatoires, ceux des anciens combattants sont subtils et sobres. Ils donnent à voir beaucoup plus qu’ils ne disent et font la force du roman.
L’écrivain Stéphane Boudy travaille sur la mémoire. Il ne s’intéresse pas tant aux stratégies militaires qu’aux survivants. Dien Bien Phû et les anciens combattants sont racontés sous l’angle de la mémoire et non traités comme un sujet d’histoire. Le regard distancié que porte l’auteur sur les événements renforce d’autant plus le respect qu’il a de ces hommes qui ont subi une défaite.
Le lecteur évolue sans heurts mais avec constance entre matérialisme ordinaire et mémoire de guerre, entre futilité et horreur.
Les appartements d’Indochine proposent une approche subtile de cette période de l’histoire peu enseignée et finalement peu connue.

Florence

Une perle rare venue d’Islande

Retenez bien ce nom, même si ce n’est pas facile : Auður Ava Ólafsdóttir. Née en 1958 à Reykjavik, directrice du Musée de l’Université d’Islande et professeur d’histoire de l’art, cette écrivain islandaise connaît un succès grandissant en France, d’abord avec son roman Rosa Candida (2010), puis l’Embellie (2012) et l’Exception (2014), tous parus chez Zulma.

rosa-candida-audur-ava-olafsdottir-liseuses-de-bordeauxRosa Candida Rosa candida sonne comme un récit initiatique et poétique, celui d’Arnljotur, jeune Islandais de 22 ans qui choisit de quitter son île pour se consacrer à sa passion, l’horticulture. Dans ses bagages, le jeune homme n’emporte que deux choses qui lui sont chères : la photographie de sa fille, fruit d’un amour d’une nuit, et les boutures d’une espèce très rare de roses, la rosa candida, variété que sa mère cultivait dans la serre familiale avant de mourir accidentellement. Parti travailler à l’embellissement de l’une des plus célèbres roseraies du monde, réputée pour la variété des roses qu’on y cultive, ce jeune homme s’accomplit comme adulte : par ce cheminement et au bout du chemin, son existence prend sens.Lire la suite »