Une journée d’écrivain… par Barbara Constantine

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Vu de ma fenêtre © Barbara Constantine

Comment se passe la journée d’un écrivain ? Vous rêvez de le savoir ? Nous vous proposons une nouvelle rubrique, Une journée d’écrivain, où nous « passons la plume » à un auteur afin qu’il/elle nous fasse vivre une journée d’écriture, à ses côtés.
La première à avoir répondu à notre invitation est Barbara Constantine, connue pour ses romans tendres et parfois déjantés (Allumer le chatA Mélie, sans mélo, …). Son écriture « qui parle vrai » lui a valu un énorme succès, notamment lors de la sortie de Et puis Paulette (2012).
Des personnages à la vie pas toujours rigolote, un cadre campagnard et des histoires attachantes : voilà son univers.
Mais laissons-la maintenant nous parler un peu d’elle…

Une journée d’écriture (ou pas, d’ailleurs !) commence pour moi, en général, par…

6h30, le réveil sonne. Et mon pauvre corps crie (de plus en plus souvent ces derniers temps) : NON ! pitié ! (surtout si j’ai lu jusqu’à 3h du mat, évidemment). Et c’est donc un peu plus tard qu’enfin je l’extirpe de sous les draps. Quoi ? 7h et quelques, déjà ? la vache, va falloir faire fissa. En 5 minutes chrono (enfin… au pif) j’enfile mes lentilles (de contact), mets de l’eau à chauffer (pour le thé), fais un passage rapide dans la salle de bains, m’asperge, me débarbouille (j’aime bien ce mot-là), me coiffe, saute dans un jean, un short ou une robe (euh… la robe, j’avoue, c’est assez rare), fais 2 ou 3 étirements (pas plus, je déteste la gymnastique) et départ au galop…

  • faire le plein de graines pour mes 2 poules. Salut KotKot ! (la p’tite rousse aux yeux orange), Salut Waka Waka Eh Hé ! (la grande brune aux yeux orange). Un peu de fromage râpé, les filles ? Ok, ok (elles adorent ça)
  • des croquettes pour la miaulante Pétunia Trouduc (Pépette, pour les intimes) qui démarre la journée en faisant la gueule, parce que, comme d’hab’, les poules sont servies en premier…
  • du tournesol pour les mésanges bleues, charbonnières, noires. Et du fromage râpé ? Ok ok (elles adorent ça aussi)
  • des noix et des noisettes dans la mangeoire des écureuils (et quand le stock de l’automne dernier est terminé, je puise dans ma réserve perso (graines décortiquées estampillées bio (eh oui, ça rigole pas…)
  • un coup d’œil aux ruches, salut les bosseuses ! (à ce propos, je ne suis plus si sûre de vouloir récolter leur miel. Elles bossent toute la journée, se tuent au travail, et moi, je viendrais comme ça, leur piquer le fruit de leur labeur simplement parce que c’est bon de manger du miel ? Ca ressemble à de l’esclavage, c’est moche… )
  • un tour dans le potager pour voir si tout pousse (mouais, pas mal. Un peu de purin d’orties, ce ne serait pas du luxe)
  • une tasse de thé, deux tranches de pain grillé, debout devant la fenêtre
  • allumage d’ordi, boîte mail, des messages !, répondre, et hop, c’est parti.

Alors là, tu vois Babeth, je ne sais pas jusqu’à quand je vais travailler aujourd’hui, demain, la semaine prochaine. C’est très variable. Ca va de trois/quatre heures par jour à (le plus souvent) dix, onze, douze. C’est donc avec des yeux carrés (en forme d’écran, donc plutôt rectangle) que je termine mes journées. Epuisée. Et que je me prépare des pâtes pour le dîner (j’adore ça)

Tu me diras : tout ce temps passé pour écrire de si petits bouquins ? avec des phrases hyper courtes ? des mots super simples ? et des histoires qui se terminent presque toutes par des points de suspension ? Hé oui… (mais c’est sûrement parce que je ne suis pas très douée…)

Voilà en gros. La vie que j’mène dans l’Berri.

A tantôt (c’est comme ça qu’ils disent ici à la place d’au revoir)

Barbara

PS : je ne t’ai pas parlé de mon portier électronique pour le poulailler ? Plus besoin d’aller refermer la porte à la nuit tombée, ni d’ouvrir le matin, c’est le portier qui s’en charge. J’adoooore mon portier électronique ! Je peux sortir, aller au cinéma à la séance de 21h (le seul horaire proposé, dans le coin !) et même traîner un peu avant de rentrer, ou faire la grasse-mat tranquillement, le portier s’occupe de tout. Les voisins se sont moqués quand je leur ai présenté, mais depuis, j’apprends qu’ils sont déjà plusieurs à s’en être procurés ! hé hé…

04/09/2014

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