Un premier roman vibrant

couv rivireAyana Mathis a grandi dans les quartiers nord de Philadelphie, a suivi plusieurs cursus  universitaires sans aller au bout d’aucun, a vécu un temps en Europe, a travaillé à divers petits boulots. Les douze tribus d’Hattie publié en France chez Stock et déjà traduit en seize langues, est  son premier roman.

En juin 1925, à l’âge de 17 ans, Hattie Shepherd, marié à August un an auparavant, donne naissance à des jumeaux. Dix autres grossesses suivront. A travers le destin de chacun de ces douze enfants et sur plus de cinquante années se dessine  le portrait d’une femme et d’une société.  Servi par un style sans fioritures qui évoque Toni Morrison, ce roman séduit par l’originalité de sa construction et la force de son écriture. Il donne à voir les difficultés qui s’opposent  encore aujourd’hui à ce que toutes les composantes de la nation américaine jouissent des  mêmes droits, des mêmes rêves d’avenir. Un roman dont on n’a pas fini de parler ….

Par Hélène

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L’écorce qui s’écaillait dévoilait du bois couleur d’os…

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Une terre d’ombre est le dernier roman paru de Ron Rash, auteur américain, romancier et poète, originaire de Caroline du Sud.
Le titre renvoie non seulement à l’ombre tenace qui règne dans un petit vallon isolé du soleil par une haute falaise de granit, mais aussi à l’obscurantisme des habitants de la contrée qui entoure le vallon.
Nous sommes dans la chaîne des Blue Ridge dans les Appalaches, région montagneuse, isolée et grandiose.
Laurel et son frère Hank, récemment revenu de la guerre 14-18 en Europe où il a perdu une main, habitent la ferme construite par leurs parents, morts depuis, dans le vallon privé de soleil.Lire la suite »

Interview d’Ovidie : une leçon de féminisme

ovidie-jerome-d-aviau-histoires-inavouables-liseuses-de-bordeauxC’est une soirée de la Saint-Valentin pour le moins atypique qu’ont passé les Liseuses Bérengère et Isa G. à l’Inox de Bordeaux. Elles ont assisté à la lecture dessinée proposée par Ovidie et l’illustrateur bordelais Jérôme d’Aviau, tous deux invités par l’Escale du Livre à l’occasion de la sortie de leur BD érotique « Histoires Inavouables ».
Le lendemain, nos deux Liseuses ont retrouvé Ovidie en tout intimité pour une interview.

Cette BD comprend dix histoires cocasses, drôles et sexy écrites par vous. Au-delà de ces histoires, quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?
Ovidie : Le message global est un message sur la société actuelle. Ce n’est pas un livre qui porte le label féministe même si on sent que cette influence est présente, avec une volonté de rompre avec des codes habituels autour de la BD érotique, à mon sens assez ringard et assez macho. C’est un message sur la relation et la place de l’homme et de la femme dans le couple. Même si le ton est léger.Lire la suite »

Photo de groupe au bord du fleuve

photo-de-groupe-autour-du-fleuve-emmanuel-dongala-liseuses-de-bordeauxPhoto de groupe au bord du fleuve d’Emmanuel Dongala montre la découverte de la force du collectif par un groupe de femmes africaines et les violences qui leurs sont faites au quotidien.
Méréana est casseuse de cailloux, comme elle le dit elle-même : elle réduit des blocs de pierre à l’état de gravier à longueur de journée et à la force de ses bras, dans une chaleur étouffante. Lorsqu’elle apprend que les intermédiaires qui achètent ses sacs de graviers ont vu leur prix de revente augmenter grâce à la construction d’un nouvel aéroport, elle décide de demander un juste prix de son labeur. Avec les autres femmes du chantier, elles rassemblent leurs forces, elles s’organisent. Ainsi commence la lutte collective dans un pays où le pouvoir autoritaire est détenu par les hommes.Lire la suite »