C’est dimanche et je n’y suis pour rien de Carole Fives

Tout, chez Carole Fives, m’interpelle. Son écriture à la fois cynique et drôle (dont nous avons déjà parlé ici), son goût pour l’art (n’hésitez pas à lire Camille Claudel, la vie jeune où Carole anime des personnages autour d’une sculpture). Dans C’est dimanche et je n’y suis pour rien, c’est par le titre et la photo de couverture que l’auteur m’a attirée : une femme, représentée de profil, le visage caché par un nuage de plumes, semble attendre que ce nuage s’éloigne de lui-même. Lire la suite

L’aveuglement

José Saramago (Prix Nobel de Littérature 1998)

Points, 2000

« On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux » Saint-Exupéry

Dans une ville qui pourrait être n’importe quelle ville, un homme qui pourrait être n’importe quel homme devient aveugle, subitement, sans raison. Petit à petit, la cécité devient épidémie. De plus en plus de gens deviennent aveugles et sont campés dans un ancien asile, coupés du monde extérieur afin d’endiguer le fléau. Curieusement, une femme est épargnée par ce « mal blanc » et va servir de guide à un petit groupe d’hommes et de femmes.

A travers ses yeux, José Saramago déroule son récit apocalyptique, métaphore d’une humanité devenue aveugle parce qu’elle n’était plus capable de voir l’essentiel. Lire la suite