Lettres du Monde, la littérature au plus grand nombre

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Le festival
Lettres du Monde se tiendra à Bordeaux et dans de nombreuses villes de la région du 28 novembre au 7 décembre prochain. Cécile Quintin, sa directrice, nous en dit plus …

Pouvez-vous nous présenter le festival Lettres du Monde ?
Le festival Lettres du Monde a pour objectif de promouvoir les littératures étrangères sur le territoire aquitain. Il se fait en lien avec les professionnels du livre et de la lecture que sont les bibliothèques publiques et les libraires. Nous avons développé des rencontres dans des lieux qui ne sont pas a priori les premiers lieux auxquels on associe le livre, comme le théâtre. Cette année, la soirée d’ouverture se déroulera au Molière-Scène d’Aquitaine. Lettres du Monde est à ma connaissance l’unique projet consacré uniquement aux littératures étrangères. Je tiens beaucoup à l’itinérance car cela permet d’être au plus proche de lecteurs qui n’ont pas toujours la possibilité ni les moyens de se déplacer. Lire la suite

Entretien avec Arnaud Cathrine

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Lors de sa venue à Bordeaux, Arnaud Cathrine nous a accordé cet entretien, le 23 janvier 2014, en toute simplicité.

Beaucoup de vos livres s’ouvrent sur une citation en exergue. Est-ce important pour vous de mettre votre texte en résonance avec le texte d’un autre auteur ?
Oui. Je l’ai fait depuis le début. Dans Nos vies romancées d’ailleurs, je rends hommage à un certain nombre d’auteurs de chevet. En tant qu’auteur et en tant qu’individu, je suis un grand admirateur. Je trouve très exaltant d’admirer et de se nourrir des autres. Ce n’est pas citer pour citer. Certains textes ont été accompagnés et nourris par des auteurs. Ce sont des miroirs éclairants pour le lecteur. Et ce sont des dettes, tout simplement. Je crois que je pourrais même m’en tenir à cela, ce sont des reconnaissances de dettes. Citer un auteur, c’est signifier d’emblée que quelqu’un nous a aussi aidé à aller là où on est allé. Lire la suite

« Bonjour, je voudrais Les Motos, de Jean-Paul Sartre »

Lu sur l’Express.fr cet article :

« David Alliot s’est amusé à rassembler les détournements involontaires de titres célèbres par les clients des librairies.

Il y a celui qui cherche « Les Motos » de Jean-Paul Sartre, celle qui voudrait « Lady Tinègre » d’Agatha Christie et cet autre qui demande ingénument: « Qui est l’auteur du Journal d’Anne Frank? » Enseignant à l’Institut national de formation de la librairie, David Alliot a demandé à ses anciens étudiants de bien ouvrir leurs yeux et leurs oreilles. Il en a tiré un savoureux recueil de Perles de librairies. On y croise un adepte de Frédéric Lefebvre qui cherche Ruy Blas d’Hugo Boss, un voyageur qui voudrait un « guide » Maupassant et un freudien qui s’ignore s’enquérir de « Thérèse Requin », de François Mauriac. Ces à-peu-près disent aussi ce que la littérature peut avoir d’écrasant ou de furtif au cours de nos scolarités…

Et puis, il y a les saillies plus surréalistes. Notre préférée nous vient de cette cliente qui, découvrant le nouvel Amélie Nothomb, sorti comme chaque année à la rentrée, glisse à son époux: « Ah oui, il est paru. C’est septembre déjà. A propos, fais-moi penser à commander du fuel pour l’hiver… » Ou encore, cette demande un peu évasive: « Bonjour, je cherche un livre, je ne me souviens plus du nom de l’auteur, je ne me rappelle pas le titre, mais je suis sûr qu’il était rouge et rectangulaire… » Peut-être était-ce « L’Odyssée d’eau de mer »? De Homer Simpson?  « 

(source Jérôme Dupuis, L’Express.fr, 11 avril 2012)

L’amour est à la lettre A

de Paola Calvetti
Editions 10/18, 2010

A l’aube de ses 50 ans, Emma quitte son travail (dans une grande entreprise, bien payée, beaucoup de voyages), pour ouvrir une librairie spécialisée dans les romans d’amour. Elle y rencontre son premier amour Frederico. Lui est architecte, marié, un enfant et vit à New York . Ils vont entamer une liaison épistolaire pendant quelques années jusqu’à la mort de la femme de Frederico.
Une histoire pleine de charme, de tendresse, de douceur (jusque dans le climat et l’art de vivre de Milan, où habite Emma) et surtout de liberté (ils ont 50 ans, divorcée ou veuf, les enfants sont grands…) Et puis c’est une histoire pleine d’espoir sur l’Amour.
Description du petit monde d’une librairie indépendante : les habitués – les gens de passage et les gens qui y travaillent et l’Ennemi fidèle qui rôde…

Bérengère