Blanche-Neige doit mourir

Elle était allongée, silencieuse et belle sur le lit étroit, les mains croisées sur la poitrine, la longue chevelure s’élargissant comme un noir éventail autour de sa tête. Sa peau, au cour des années, avait pris un teint jaune. Au toucher, elle était dure comme le cuir. Je dois partir, dit l’homme. J’ai beaucoup à […]

Seule Venise de Claudie Gallay

VeneziaVous n’êtes jamais allés à Venise ?

Vous rêvez d’y aller ? Trop cher ? Alors offrez-vous un voyage Claudie Gallay : Seule Venise 8.50 euros le livre de poche : c’est pas la ruine !

En prime, l’odeur de la lagune, les ruelles du Castello et un chocolat au Florian. Mais le plus important, ce sont les personnes attachantes que vous croiserez dans ce roman : Luigi qui attend toujours sa fille, le vieux prince russe qui refuse les retards, Carla la danseuse et son amoureux.

Et ELLE, seule. Seule au milieu de tous ces gens. Parce qu’abandonnée, recluse dans cette ville à part. Non…pas si seule. Car il y a ce libraire italien et peut-être une renaissance du désir.

Une histoire de rencontres, de celles qui peuvent bouleverser votre vie, comme si vous attendiez la bonne personne. Grâce à l’héroïne de ce roman, les choses ne seront plus les mêmes, pour certains comme pour elle. Sans se connaître vraiment, des liens se tissent, la confiance s’installe.

Une complicité, des regards, et tout peut changer.

 Isa G.

Un oiseau blanc dans le blizzard

de Laura Kasischke, Christian Bourgois, 2000

Publié en 1999, Un oiseau blanc dans le blizzard est le deuxième roman de Laura Kasischke. Connue pour ses poèmes, pour lesquels elle a obtenu de nombreux prix, Laura Kasischke a publié un premier roman en 1997, A suspiscious river. Elle est née en 1961 dans le Midwest où elle vit encore aujourd’hui et où se déroulent les intrigues de ses romans.

Avec Un oiseau blanc dans le blizzard, Laura Kasischke décrit la vie routinière et les sentiments d’une femme, Eve Connors, à travers le souvenir de sa fille. Eve est une femme au foyer, mariée, qui vit dans une petite ville proprette du Midwest où les valeurs traditionnelles sont très fortes. Un jour, elle part. Elle téléphone à son mari pour lui dire qu’elle ne reviendra pas. Katrina, sa fille adolescente, se souvient d’elle, de son ennui, de son aigreur, de son ressentiment, aussi ; et du mépris qu’elle avait pour son père.Lire la suite »

La fille du fossoyeur

C.J. Oates est née en 1938. C’est une auteure américaine très féconde qui sort un livre par an (Les Chutes: prix Femina en 2005).

Dans ce roman, Oates dresse un portrait de femme, comme elle le fait souvent : victimes soumises au bon vouloir des hommes (autorité du père; domination sexuelle des hommes ), ballotées dans les tourmentes politiques, forcées de s’adapter aux circonstances économiques. Mais cette «fille du fossoyeur» va à sa manière prendre son destin en main et accepter d’aller vers ce qui est bon pour elle et respecte sa dignité.
«J’ai su alors qu’un homme pouvait aimer… Un homme peut être bon. Il n’est pas forcé de vous faire du mal.»
Rebecca est la fille de juifs allemands qui fuient le régime nazi et se réfugient dans une petite ville américaine.R est à la limite de deux mondes, elle naît en 1936 sur le bateau qui entre dans le port de New-York. Américaine donc. Lire la suite »