Deux Liseuses ont lu… Certaines n’avaient jamais vu la mer

julie-otsuka-certaines-n-avaient-jamais-vu-la-mer-liseuses-de-bordeauxL’avis de Florence

 

Comme dans son précédent roman, Julie Otsuka décrit avec force la vie d’immigrés japonais aux Etats-Unis. Mais alors que dans L’empereur était un dieu elle rattache son récit aux conséquences de l’attaque de Pearl Harbour, dans Certaines n’avaient jamais vu la mer, elle décrit l’arrivée des migrantes une vingtaine d’années plus tôt.Lire la suite »

Interview d’Ovidie : une leçon de féminisme

ovidie-jerome-d-aviau-histoires-inavouables-liseuses-de-bordeauxC’est une soirée de la Saint-Valentin pour le moins atypique qu’ont passé les Liseuses Bérengère et Isa G. à l’Inox de Bordeaux. Elles ont assisté à la lecture dessinée proposée par Ovidie et l’illustrateur bordelais Jérôme d’Aviau, tous deux invités par l’Escale du Livre à l’occasion de la sortie de leur BD érotique « Histoires Inavouables ».
Le lendemain, nos deux Liseuses ont retrouvé Ovidie en tout intimité pour une interview.

Cette BD comprend dix histoires cocasses, drôles et sexy écrites par vous. Au-delà de ces histoires, quel est le message que vous avez souhaité faire passer ?
Ovidie : Le message global est un message sur la société actuelle. Ce n’est pas un livre qui porte le label féministe même si on sent que cette influence est présente, avec une volonté de rompre avec des codes habituels autour de la BD érotique, à mon sens assez ringard et assez macho. C’est un message sur la relation et la place de l’homme et de la femme dans le couple. Même si le ton est léger.Lire la suite »

La lettre à Helga

bergsveinn-birgisson-la-lettre-a-helga-liseuses-de-bordeaux« Je laisse mon esprit vagabonder alentour, sur ces mêmes collines qui sentaient bon le soleil, il y a si longtemps. C’est à peu près tout ce que je puis faire à l’heure qu’il est. »

Coup de coeur des libraires édité par Zulma, La lettre à Helga a tout pour plaire. Et tout pour me plaire aussi, puisque son auteur, Bergsveinn Birgisson, est islandais.

Sentant sa mort proche, le vieux Bjarni se confesse dans une lettre adressée à la femme qu’il a aimée il y a plus de soixante ans mais qu’il n’a jamais épousée, Helga.
« Je compris que je ne réussirais jamais à me libérer de ton emprise – j’aurais soif de toi jusqu’à mon dernier souffle. Je ne me fiche pas mal d’écrire cela, Helga; je ne suis qu’un vieillard qui n’a plus rien à perdre. »Lire la suite »

Enquête et drame amoureux – La Garçonnière d’Hélène Grémillon

helene-gremillon

Argentine. Hiver 1987.
Peu de temps après la fin de la dictature militaire.
Lisandra, l’épouse du psychiatre Vittorio Puig est retrouvée morte en bas de chez elle. Est-elle tombée ? L’a-t-on poussée ? Qui l’a tuée ? Est-ce l’un des patients de Vittorio ? Ou le psychiatre lui-même ?
Eva Maria a beaucoup d’estime pour Vittorio qui la suit depuis trois ans. Elle veut l’aider, et, alors qu’il est arrêté, elle mène son enquête. Mais qui est vraiment Vittorio ? Quels étaient ses liens avec les services secrets de la junte militaire ?
Eva Maria est une des Mères de la place de mai. Elle a une santé mentale fragile depuis la disparition de sa fille. Son fils Estéban vit à côté d’elle sans qu’elle ne le voie. Les découvertes de cette femme vont-elles permettre de sauver son psychiatre ?
J’avais déjà beaucoup aimé Le confident d’Hélène Grémillon. De la même façon, j’ai été happée par cette histoire qui vient creuser dans les failles de l’âme humaine. Jusqu’aux dernières pages on ne sait pas qui est le meurtrier, on doute. A la limite du thriller c’est aussi une réflexion sur le couple et l’inquiétude du sentiment amoureux qui disparaît.

Isa G.
Photo ©Baltel-Sipa

(photo ©Baltel-Sipa)