Le Japon d’Olivier Adam

kyotoDeux mois après la sortie de son livre Le coeur régulier, Olivier Adam nous transporte à nouveau au Japon, dans Kyoto Limited Express. Cette fois-ci, l’écrivain déroule son récit en dialoguant avec les photographies d’Arnaud Auzouy prises au Japon.

Dans ce récit, l’écrivain Simon Steiner revient au Japon sur les traces de son passé. Du couple qu’il formait avec Marie, il ne reste plus rien : tout a implosé lorsque leur fille Chloé est morte, à l’âge de quatre ans. En souvenir de cette famille disparue, Simon Steiner entreprend un pèlerinage dans le pays où ils avaient séjourné ensemble, avant que le malheur ne les frappe.
Profondément douloureux mais salutaire, ce voyage en compagnie du souvenirs des disparues permet à l’écrivain de remonter à la surface, d’absorber le passé avec une infinie sérénité.Lire la suite »

Canada de Richard Ford : deux Liseuses s’affrontent

canadaON N’AIME PAS

Canada de Richard Ford ou comment achever un pavé de 476 pages

Au départ, ce roman n’est qu’une nouvelle de 20 pages, écrite en 1989. Sans doute parce qu’il ne se sent pas prêt à l’écrire, Richard Ford la met de côté, dans une enveloppe.  Entre temps, d’autres romans prennent vie et le mènent au succès, notamment en 1996 où il remporte le prix Pulitzer de la Fiction et le PEN/Faulkner Award pour son roman Independance.Lire la suite »

Barbara Constantine, Frédérique Deghelt Interview croisée

FD FB copieProfitant de la venue de Barbara Constantine et Frédérique Deghelt au salon LIRE EN POCHE de Gradignan, nous vous avons concocté une petite interview croisée. Se basant sur leurs livres Et puis Paulette de Barbara Constantine et La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt, cette conversation avait pour thème « les relations entre les générations ».

Le livre de F. Deghelt raconte l’histoire d’une jeune femme qui enlève sa grand-mère pour lui éviter la maison de retraite. Ce livre semble nous poser cette question : « Et si nous pouvions changer les choses ? Vivre notre vie autrement : qu’en ferions-nous ? »

Celui de B. Constantine parle de Ferdinand, de sa ferme qui se remplit : un ami devenu veuf, deux vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés. Et puis, Paulette… est une histoire d’amour, d’amitié et de solidarité.

Chacune, avec ses mots, nous a répondu, pour notre plus grand plaisir et le vôtre.

Qu’est-ce qui vous a motivé à prendre des personnes âgées comme personnages principaux de vos livres ?

FD : Pour ma part, ce n’est pas du tout comme cela que ça marche. Je ne choisis pas une personne et son âge, ou un thème sur lequel écrire. Ce sont les personnages qui viennent vers moi et cette fois en l’occurrence, Jade qui s’est pointée la première, me décrivant la situation qui m’a permis de tirer un fil. « J’ai trente ans, on va mettre ma grand-mère dans une maison de repos, je l’adore, ça me révulse, je l’enlève et je la ramène chez moi ». Lire la suite »

Des vents contraires d’Olivier Adam

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Editions de l’Olivier, 2008. Disponible en Points

Olivier Adam parrain de Lire en Poche 2013 !! Hélène avait déjà partagé avec nous son enthousiasme après la lecture des Lisières, à mon tour de partager ce dernier coup de coeur : Des vents contraires, roman que cet écrivain a publié en 2008.

Adapté au cinéma par Jalil Lespert, Des vents contraires est un roman sur l’absence, sur la survie.

Depuis un an, Sarah a disparu. Paul, son mari, reste seul avec leurs deux enfants, sans comprendre la raison de cette absence. Avec acharnement, tel un naufragé s’accrochant aux derniers vestiges de son bateau, Paul s’efforce de continuer à vivre sans elle, sans comprendre, sans parvenir à expliquer à ses enfants les raisons de son départ. Pour ses enfants, il invente une vie nouvelle, dans une ville nouvelle, à Saint-Malo. Tous les trois, ils affrontent chaque nouvelle journée comme si c’était la dernière sans Sarah.

A nouveau, Olivier Adam invente un récit sombre, dépressif et mélancolique. Par la force des mots, il parvient à nous faire vivre l’angoisse de Paul, sa révolte, la douleur sourde et lancinante que cette absence provoque. Jamais plaintif ou mièvre, l’auteur parvient à trouver le ton juste, l’authenticité de l’émotion. A lire de toute urgence… sauf si vous souffrez de dépression chronique.

Marisa