Katie, de Michael McDowell

Tellement heureuse de retrouver l’univers sombre et macabre de Michael McDowell.  Mon rituel avant de débuter la lecture, prendre le temps d’observer la beauté de la couverture et y interpréter les indices dessinés par l’illustrateur Pedro Oyarbide. L’objet est sublime, tout comme les autres, avec ses dorures et ce rouge flamboyant.

Katie, le dernier opus de la collection des Editions Monsieur Toussaint Louverture est une pépite. Michael McDowell nous embarque à nouveau dans les thèmes qui lui sont chers : les femmes puissantes, la vengeance, l’argent, le spirituel. Le tout saupoudré d’une ambiance sépulcrale fin 19e siècle newyorkaise. Dans ce volume, deux femmes unies par le destin offrent au lecteur un duel ardent et sans pitié. Chacune d’elle incarne la puissance, le courage et une volonté sans limites.

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Les Aiguilles d’Or, de Michael McDowell 

 Stephen King le décrit comme « le meilleur auteur de livre de poche aux États-Unis».

Je vous présente Michael McDowell ! Son nom doit vous dire quelque chose si vous êtes adepte des films d’horreur. Car en plus d’être auteur de romans gothiques, il est aussi scénariste et a notamment co-écrit le scénario de Beetlejuice et de L’étrange Noël de Monsieur Jack pour le non moins célèbre producteur star, Tim Burton.

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Le passager, de Cormac McCarthy

Ce roman publié par Cormac McCarthy seize ans après son dernier livre, et juste avant Stella Maris, est tel la somme d’un tout qui n’est pas toujours identifiable tant de directions et de pistes sont empruntées sans qu’aucune ne soit véritablement nommée ni refermée. Bobby Western traverse littéralement cette « somme ». Il est à l’intersection de chaque morceau d’histoire qui se tisse autour de lui sans que jamais il ne parvienne à y adhérer vraiment. Quel nom déjà : « Bobby Western » ! Un nom de lonesome cowboy et c’est bien ainsi qu’il apparaît au lecteur, ombre de lui-même depuis qu’il a perdu sa sœur qu’il s’est empêché d’aimer d’un amour total, transcendant les liens fraternels. On ne voit en effet pour ainsi dire de lui durant tout le roman que l’ombre derrière laquelle Cormac McCarthy l’abrite comme pour lui épargner un surplus de réalité qui n’a plus aucune résonance pour lui.

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Un week-end dans le Michigan et Indépendance, de Richard Ford

C’est avec Un week-end dans le Michigan (1986) que Richard Ford « étrenne » le personnage de Frank Bascombe que l’on retrouve ensuite dans Indépendance (1995, Prix Pulitzer 1996) puis dans L’état des lieux et, plus récemment, En toute franchise.

Des configurations assez similaires pour ces deux romans qui nous font découvrir son personnage, le temps d’un week-end à chaque fois. Dans le Michigan d’abord avec sa petite amie après son divorce et le décès de son fils aîné ; lors d’un week-end prolongé de fête de l’Indépendance du 4 juillet ensuite, durant lequel il se partagera entre une compagne avec laquelle sa relation est en sursis et son fils cadet au comportement saturé de signaux faibles et inquiétants. Dans les deux cas, son ex-femme est là dans le paysage, proche puis plus lointain, lui signifiant une époque définitivement révolue qui reste le marqueur majeur de son existence, une époque où possible et réel n’étaient pas si distendus.

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