Tellement heureuse de retrouver l’univers sombre et macabre de Michael McDowell. Mon rituel avant de débuter la lecture, prendre le temps d’observer la beauté de la couverture et y interpréter les indices dessinés par l’illustrateur Pedro Oyarbide. L’objet est sublime, tout comme les autres, avec ses dorures et ce rouge flamboyant.
Katie, le dernier opus de la collection des Editions Monsieur Toussaint Louverture est une pépite. Michael McDowell nous embarque à nouveau dans les thèmes qui lui sont chers : les femmes puissantes, la vengeance, l’argent, le spirituel. Le tout saupoudré d’une ambiance sépulcrale fin 19e siècle newyorkaise. Dans ce volume, deux femmes unies par le destin offrent au lecteur un duel ardent et sans pitié. Chacune d’elle incarne la puissance, le courage et une volonté sans limites.
Cependant, une nouveauté a retenu mon attention : la folie incarnée par une de nos héroïnes. Une folie pathologique, cruelle, troublante qui déstabilise le lecteur, suscitant peur et curiosité. Impossible de poser le livre, tellement le besoin de savoir jusqu’où mène cette folie démesurée est fort. Qui va gagner ce duel ? La description si dépliée des lieux, des protagonistes et de leurs caractères est quasi photographique. On se projette facilement dans ce décor peuplé de personnalités diverses, on perçoit leurs visages et on ressent leurs émotions. On se sent à la fois Katie, à la fois Philomela.
Lire Michael McDowell est une expérience sensorielle dont on ressort chaviré et satisfait d’avoir trouvé un livre qui nous a fait tant voyager.
Pauline, avril 2024
Tu as de la chance de l’avoir déjà lu en avant première ! ^^ Hâte de le lire ! 🙂
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