Un oiseau blanc dans le blizzard

de Laura Kasischke, Christian Bourgois, 2000

Publié en 1999, Un oiseau blanc dans le blizzard est le deuxième roman de Laura Kasischke. Connue pour ses poèmes, pour lesquels elle a obtenu de nombreux prix, Laura Kasischke a publié un premier roman en 1997, A suspiscious river. Elle est née en 1961 dans le Midwest où elle vit encore aujourd’hui et où se déroulent les intrigues de ses romans.

Avec Un oiseau blanc dans le blizzard, Laura Kasischke décrit la vie routinière et les sentiments d’une femme, Eve Connors, à travers le souvenir de sa fille. Eve est une femme au foyer, mariée, qui vit dans une petite ville proprette du Midwest où les valeurs traditionnelles sont très fortes. Un jour, elle part. Elle téléphone à son mari pour lui dire qu’elle ne reviendra pas. Katrina, sa fille adolescente, se souvient d’elle, de son ennui, de son aigreur, de son ressentiment, aussi ; et du mépris qu’elle avait pour son père.Lire la suite »

Sunset Park

de Paul Auster, Actes Sud, 2011

Paul Auster trouve avec ce 18ème roman un nouvel élan, un nouveau souffle, après la mauvaise passe de Dans le scriptorium et Seul dans le noir.  Le personnage principal de ce roman, Miles Heller, quitte famille et études, hanté par la mort accidentelle de son demi-frère, Bobby. Après plusieurs petits boulots, il s’installe en Floride où il vide les maisons saisies aux victimes des subprimes. Par amour pour Pilar, il part se réfugier à Brooklyn dans une maison abandonnée qu’il partage avec d’autres squatteurs. Amérique de l’après 11 septembre, personnages en marge d’une société fragilisée par la crise financière, Paul Auster-le-mélancolique décrit une jeunesse en désillusion, sans repères dans l’époque qui est la nôtre.
Un très beau livre servi par la très belle traduction de Christine le Boeuf.

A écouter : Paul Auster lit un extrait de Sunset Park


Par Marisa

La couleur des sentiments

de Kathryn Stockett

J. Chambon, 2010

L’histoire de trois femmes dans la ville de Jackson, Mississipi, au début des années soixante. En 1962, dans la ville de Jackson, les lois raciales font autorité. Dans les familles de blancs, les bonnes sont noires. Elles font le ménage, s’occupent de la maison et des enfants.

Skeeter, une jeune femme blanche, revient de l’université et retourne dans sa famille à Jackson. Ses rêves d’avenir sont loin de ceux de ses amies qui ont déjà fondé un foyer. Elle veut écrire. Mais à son retour, la bonne de la famille, Constantine, qui l’a élevée et à laquelle elle est très attachée, ne travaille plus chez ses parents. Sa mère refuse de lui dire pourquoi. Elle va donc essayer de découvrir les raisons de son départ.Lire la suite »

La fille du fossoyeur

C.J. Oates est née en 1938. C’est une auteure américaine très féconde qui sort un livre par an (Les Chutes: prix Femina en 2005).

Dans ce roman, Oates dresse un portrait de femme, comme elle le fait souvent : victimes soumises au bon vouloir des hommes (autorité du père; domination sexuelle des hommes ), ballotées dans les tourmentes politiques, forcées de s’adapter aux circonstances économiques. Mais cette «fille du fossoyeur» va à sa manière prendre son destin en main et accepter d’aller vers ce qui est bon pour elle et respecte sa dignité.
«J’ai su alors qu’un homme pouvait aimer… Un homme peut être bon. Il n’est pas forcé de vous faire du mal.»
Rebecca est la fille de juifs allemands qui fuient le régime nazi et se réfugient dans une petite ville américaine.R est à la limite de deux mondes, elle naît en 1936 sur le bateau qui entre dans le port de New-York. Américaine donc. Lire la suite »