Interview de Cécile Coulon

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© Antoine Rozes

Cécile Coulon nous a accordé une interview lors de son passage à Bordeaux. Déterminée et vive, elle revient pour nous sur l’écriture de ses deux derniers romans, Le roi n’a pas sommeil et Le rire du grand blessé et nous dévoile ses goûts en matière de lecture.

Pourquoi avez-vous choisi d’ouvrir deux de vos romans, Le rire du grand blessé et Le roi n’a pas sommeil sur une énumération ?
Je n’appellerais pas ça une énumération mais une entrée in medias res. Cela permet de rentrer très vite dans le sujet, de manière très brutale. Mais cela ressemble à une énumération, notamment dans Le rire du grand blessé. J’ai choisi d’ouvrir comme ça, car quand je choisis un livre en librairie, je lis la première page. Si elle est très forte, j’ai envie de continuer, sinon, je laisse le livre.  Secouer le lecteur d’emblée est une façon de le tenir en haleine jusqu’au bout.Lire la suite »

Un moment autour de Gabriel Okoundji

gabriel-mwene-okoundji-liseuses-de-bordeauxL’Escale du Livre nous a offert deux moments intenses en compagnie du poète aquitain d’origine congolaise, en donnant la parole à plusieurs de ses traducteurs, puis en lui confiant la scène pour une lecture de ses poèmes.

Au matin de la parole, Prière aux ancêtres, Vent fou me frappe, Gabriel Mwènè Okoundji écrit en français. « Pas en français ! » s’amuse son traducteur occitan, Joan Pèire Tardiu qui n’aime pas traduire le français trop proche de sa langue, préférant l’espagnol ou l’arabe, plus distants.Lire la suite »

Entretien exclusif avec Erri De Luca  

Erri de Luca et deux Liseuses. ©Liseuses de Bordeaux
Erri de Luca et deux Liseuses. ©Liseuses de Bordeaux

C’était dimanche 6 avril 2014, place Pierre Renaudel, face au TNBA à Bordeaux. Il était dix heures, il faisait beau. Attablées sous un platane, deux Liseuses préparaient les questions destinées à Erri de Luca qu’elles devaient rencontrer dans la matinée.

Dans la quiétude du matin, un homme marchait. Les Liseuses reconnurent en lui le célèbre écrivain et saisirent leur chance. « S’il repasse, on lui propose de boire un café avec nous » lança hardiment l’une d’entre elles.Lire la suite »