Les bookfaces de Mollat
C’est désormais un rendez-vous incontournable sur Instagram : tous les lundis, la librairie Mollat publie sur son compte un bookface, sorte de selfie imaginé à partir d’une couverture de livre. Un jeu littéraire qui compte des fans dans le monde entier. Rencontre avec David Pigeret, responsable du rayon Beaux-Arts, qui, m’a-t-on dit, y est pour quelque chose…

Comment est né le projet des bookfaces ? Il y a quelques années, mon collègue et moi nous sommes amusés à faire des photos en nous inspirant du procédé des sleevefaces, selfies imaginés à partir de pochettes de disques vinyles. Nous avons eu l’idée de faire la même chose avec des couvertures de livres, ce qui permettait d’être plus créatifs, car les formats sont très variés. Nous faisions ces photos pour nous, sans les diffuser, on trouvait cela amusant.Lire la suite »
« La littérature ne m’a pas aidé, elle m’a sauvé » Joseph Ponthus

« J’avais lu Marx, mais même lorsqu’on lit Marx dans tous les sens, on ne peut pas savoir ce que c’est de se retrouver sur une chaîne de production. »
La librairie Mollat accueillait en début de semaine Joseph Ponthus, auteur d’un premier roman très remarqué et remarquable : À la ligne, publié à La Table ronde.
Sous-titré Feuillets d’usine, ce roman raconte les journées de travail d’un ouvrier intérimaire enchaînant différents contrats dans des usines agroalimentaires.
Ce travail à la chaîne, Joseph Ponthus l’exerce par nécessité. Lorsqu’il déménage en Bretagne à quarante ans, « par amour », il ne trouve pas de boulot. Il n’a pas le choix. Crevettes, poissons panés et abattoir constitueront désormais son quotidien, deux ans et demi durant.
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