L’Escale hors les murs

L’Escale du Livre revient les 10, 11 et 12 avril prochains dans le quartier Sainte-Croix à Bordeaux.
Le programme est foisonnant, nous aurons l’occasion d’y revenir.

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Profitons de cet événement pour partir à la découverte, entre deux conférences, de l’une des rues les plus sympathiques de Bordeaux, la rue Camille Sauvageau qui mène du TnBA à la place Saint-Michel, enfin rendue à ses piétons.

Cette courte escapade vous révèlera des trésors :  authentique boutique vintage Vestida au n° 23, cuisine « comme à la maison » Chez ta mère au n°12, déjeuner en terrasse chez Croq’délice au n°38 ou le meilleur saumon fumé de Bordeaux chez Goldsmith’s au n° 17.

Mais surtout, au n° 34 de la rue Camille Sauvageau, seront présentées les planches originales de Suite Française : Tempête en Juin (Denoël Graphic, 2015) d’Emmanuel Moynot et Chantal Quillec, adaptation en BD du roman posthume d’Irène Némirovsky, prix Renaudot 2004.

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L’album met en scène la débâcle et l’exode à travers une galerie de personnages jetés sur les routes de France en 1940.
Une séance de dédicace exceptionnelle en présence des deux auteurs aura lieu le samedi 11 avril à partir de 13h.
L’atelier sera ouvert jeudi 9 et vendredi 10 avril de 14h à 19h et samedi 11 et dimanche 12 de 11h à 19h
Pour tout renseignement : 05 56 91 19 93

Hélène

La vérité est-elle toujours bonne à dire ?

Photo AFP
Catherine Millet ©AFP

Il y a foule pour la rencontre avec Catherine Millet chez Mollat, ce jeudi 13 février 2015. De nombreuses personnes appartiennent à la tranche d’âge de l’auteur mais je m’étonne de voir autant d’étudiants. L’un d’eux m’explique que le conférencier est leur professeur d’université : Jean-Michel Devésa.

L’auteur du livre La vie sexuelle de Catherine M. me surprend presque par sa simplicité. Légèrement distante, elle écoute tout autant les questions qui lui sont posées que les bruits de la rue. Cette distance, je la ressentais déjà en lisant ses récits autobiographiques, comme si elle n’était pas concernée mais devenait soudain un objet d’étude. Finalement, tout se recoupe et on reconnaît vite en elle la critique d’art et la femme libérée qui parle de masturbation comme d’autres parleraient de recette de gâteau. J’aime ça et c’est un peu pour cette raison que je suis venue. Elle est intéressante pour avoir osé parler de ses expériences sexuelles dans le détail, ou encore du sentiment de jalousie qui l’a dévoré pendant des années, dans Jours de souffrance.

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Guy Bedos à livre ouvert

Je n’ai pas eu d’autres universités que les librairies

La Machine à Lire proposait récemment un vagabondage en littérature en compagnie de Guy Bedos. Dans la vitrine préparée pour sa venue, pas de pamphlet politique, mais de la poésie, du théâtre et des romans. Même s’il n’est plus aussi alerte, Guy Bedos n’en reste pas moins charmeur et acerbe. Souvent la tête baissée, il répond, cherche parfois ses mots, mais lorsqu’il lève le nez et regarde droit dans les yeux son interlocuteur, son regard est profond et bien vivant. On reste sous le charme ! Pour Guy Bedos, qui a peu fréquenté l’école et « n’a pas eu d’autre université que les librairies », la littérature est avant tout une affaire de rencontres.

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