Et je danse aussi, une écriture à quatre mains

et je danse aussi liseuses de bordeauxEt je danse aussi est un échange de mails entre un auteur, Pierre-Marie Sotto, et l’une de ses fans, Adeline Parmelan. Cette dernière lui a envoyé par la poste une grosse enveloppe mais regrette de l’avoir fait. Car Mme Parmelan a des choses à dire, mais beaucoup à cacher…

Pierre-Marie Sotto, qui n’écrit plus trop ces derniers temps, est intrigué et trouve, dans ces échanges épistolaires, une occasion de se remettre à écrire. Mais il doute cependant de la crédibilité de cette étrange correspondante qui lui fait penser à son amour perdu… Il va demander à des amis d’enquêter secrètement sur elle.Lire la suite »

Depuis que la samba est samba

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Voilà un roman qui nous transporte au cœur de Rio de Janeiro dans les années 20, au moment de la création de la samba.
Le quartier malfamé de l’Estacio, repères des malandros et des prostituées, rassemble musiciens, poètes et adeptes de la samba. Parmi les habitués : Sodré, blanc, portugais et fonctionnaire de la banque du Brésil, et son rival Brancura, souteneur de Valdirène, belle créature aimée des deux hommes.

On y croise aussi Ismaël Silva, fondateur de la première école de samba, ou Francisco Alves, chanteur vedette de ces années-là.

L’intrigue se déroule dans un quartier pauvre et violent, mais ce récit est tout sauf triste. Sensualité et chaleur rayonnent dans les ruelles, portées par la musique et la danse, irradiant les corps des protagonistes. La jalousie amène à des batailles de capoeira. La religion se mêle aux anciennes croyances, à la magie venue d’Afrique, avec ses esclaves.

L’écriture de Paulo Lins est rythmée, poétique, crue et chaude. On prolonge la lecture en écoutant les airs de samba conseillés par l’auteur en fin de roman.
Un beau voyage au Brésil……

Édith 24/05/2016

Les gens dans l’enveloppe

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Voilà, à mes yeux, une pure réjouissance !

J’ai découvert ce livre à l’occasion de l’Escale du livre, ce printemps. Un peu par hasard, intriguée par le titre de la présentation de deux livres et auteurs qui cheminent entre récit imaginaire et vérité historique, et ne s’en cachent pas ! Bien au contraire….

Je ne connaissais pas Isabelle Monnin et j’ai très envie de découvrir ses autres livres.

Le procédé littéraire est original : l’auteure achète sur internet un lot de photos d’une famille qu’elle ne connaît pas, et dont elle ne sait rien. Elle décide d’explorer ces prises de vues banales, vieillies et mal cadrées, ces polaroids qui figent toutes sortes d’instants et d’expressions, pas toujours au bénéfice des sujets. Naissent ceux qu’elle nomme « les gens de l’enveloppe ».Lire la suite »